ACTE I, SCÈNE X
Lucien; — ^Celui dont vous parlez si peu respectueusement était votre oncle.
IsiDOBE. — Le vôtre c'est possible mais pas le
mien, puisqu'il me déshérite. (A Lehnchoir et Langhtmeau qui sont à sa droite.) Voulez-vous nous entendre pour faire casser ce testament ridicule ?
Langlumeau (n'éloignant). — ^Des frais, merci!
IsmoBit — Et. vous, Lehuchoir?
Lehuchoir. — Eh I Eh ! le faire casser, ce serait peutêtre difficile.
Isidore. — Ah! c'est ainsi ; eh bien, je plaiderai seul.
Clémentine {le tirant par la manche, et Remmenant aveo son fils à Vextrême droite), — Tais-toi donc!
IsmoRE. — Comment î
Clémentine (à \x>ix basse, entre son mari et son fiis). — Qui te dit que, grâce à cette élection, tu n'hériteras pas ; c'est nous qui avons la partie la plus belle, puisque nous sommes déjà sûrs de nos trois voix.
Isidore. — Tiens, tu crois ?
Clémentine. — Laisse-moi faire. {Haut Prenant le millieu du théâtre et s'adressant à tou^,) Mes chers parents, la volonté d'un mort est sacrée ; nous devons nous conformer, à celle de notre oncle, et tâcher de comprendre la pensée qui Ta guidé.
Lehuchoir. — C'est ce que nous avons de mieux à faire, et comme il est important, pendant les quinze jours qui vont s'écouler, de se voir, de se reconnaître et de se décider {allant donnei^ des poignées de main à tout le monde);
Toulez-Tous tous venir passer la journée chez moi, à la campagne, dimanche prochain ?
PLusiEtJRs Voïx. — Volontiers.
Lehuchoir (à Mastsias), — Monsieur Massias, vous serez des nôtres?
Massias — Je n'aurai garde d'y manquer, monsieur. (// se frotte les mains.)
Lehuohoib. — Eh bien, c'est convenu. . . . mafhtenant, partons ; viens, Hortense, c'est assez perdre mon temps.
Plusieubs Voix. — ^Partons.
IstDOBE (à Massias). — ^Monsieur Massias, vous qui êtes l'exécuteur testamentaire, ne pourriez-vous pas veiller à ce qu'on mette des housses sur ces meubles ? Us se détériorent ainsL
Massus. — J'y veillerai, cher monsieur Isidore.
Isidore. — Célestin suivez votre famille. (Célestin
sort.)
Lanolumeau (à Massias), — Cher monsieur Massias, vous qui êtes l'exécuteur testamentaire, voudriez-vous me confier les plans de la ferme du Clousicq, qui. . . .
Massias. — Est enclavée dans vos terres oui, je le
sais vous les aurez. {Langhimeau sort par le fond.)
Et j'espère bien qu'il n'aura que ça. {Pauline et Hortense s* approchent de chaque côté de Maasias, Pauline à sa gauche^ Hortense à sa droite.)
Pauune. — Monsieur Massias. . . •
MAflSTAfl (reculafit). — Encore ! . . . •
Pauline. — ^Vous qui êtes l'exécuteur testamentaire.