ACTE n, SCÈNE
Le Premier Domestique (seul), — Comme ils dévorent^ les parents de monsieur ! (// rentre dans la chambre à gauche, dès que Massias et Langlumeau entrent en ^ène,)
Langlumeau {entrant de gauche avec Massias). — Comment» vous êtes mon pays?
Massias. — ^Ne le sayiez-vous pas?
Langlumeau. — Vous êtes de Pontivy et vous le cachiez ?
Massias {lut serrant la main), — Par modestie.
HoiiTENSE {entrant la première et faisant passer Isidore ei sa femme devant elle). — Mes chers parents, à partir de maintenant vous êtes libres comme Fair ; j'abdique mes droits de maîti'esse de maison.
Lehuchoir {avec emi^hasé). — Faites comme chez vous ; tout ici vous appartient ; cueillez mes fleurs, mangez mes fruits, dévastez mes espaliers.
Isidore (entre ses dents), — Et coupez mes arbres ; c'est ça, il nous prend pour une bande de pillards I
'Lehuchoir {venant s&'vir le café dans les tasses disposées sur le guétndon à droite), — Isidore, prenez donc du café, c'est du vrai moka.
Isidore. — Merci .... Que d'embarras I (A Clémentine,) Viens prendre du café ; j'étouffe! ils avaient juré de nous faire périr avec leur dîner monstre.
HoRTENSE. — ^Eh bien! messieurs, vous n'allumez pas vos cigares? Voyons, Célestin, je connais vos vices, ne vous gênez pas, nous sommes à la campagne. {Prenant le bras de Pauline,) Viens avec moi, ma chère enfant ; c'est nous qui gênons ces messieurs, ils ont peur pour nos nerfs.
Clémentine {à part), — On ne me propose pas de sortir, à moi ; il parait que je n'ai pas de nerfs I
Pauline (à Félix). — Viens-tu avec nous, mon père?
Feux. — Volontiers. {Il dU adieu à Céîestin.)
Pauline {en n'éloignant, à Lucien qui la regarde, au/ond), — ^Fi ! le Tilain cousin I H préfère une tasse de café à notre société. {Elles sortent à droite, Félix les suit.)