ACTE I, SCÈNE ITI
et d'un souiire Sa petite-nièce courait Tembrasser
il la faisait asseoir à côté de lui, il s'amusait comme
un enfant à écouter son bavardage, puis il savait lui donner mille bons conseils sous une forme si gaie, qu'elle
éclatait de rire tout en faisant son profit de ces
petites leçons Il avait une bonté si aimable, une
sagesse si spirituelle ! . . .
Massias. — Son esprit était parfois mordant II savait jouer de bons tours à ceux de ses parents qu'il n'aimait pas La plupart d'entre eux le redoutaient fort.
Félix. — Oui, il avait à tache de ne jamais laisser passer inaperçues une sottise ou une méchanceté.
Massias. — Et Dieu sait quelle peine cela lui donnait I
Félix. — Ah! décidément la famille de mon pauvre oucle n'est pas en odeur de sainteté auprès de vous !
Massias {se lemrd et replaçant son siégé), — Si, mon cher Félix, il est plusieurs d entre vous que j'aime beaucoup ; TOUS d'abord, malgré tous vos défauts.
Félix {se levant et traversant la scène). — Merci 1 . . . .
Massias (allant lui serrer la main), — Puis, votre charmante fille ; puis, votre cousine Hortense, qui n'a qu'un tort à mes yeux, celui d'être la femme de monsieur Lehuchoir ; enfin, Lucien de Rouvres
Félix. — Lucien? vous m'y faites penser, il devrait être
Massias. — ^11 n'habite donc plus la campagne ?
Feux. — H est à Paris depuis quelques jours Ce
matin, comme j'allais commencer une expérience importante, il est entré dans mon laboratoire et m'a dit qu'il
voudrait me parler avant la lecture du testament Je
n'avais pas le temps de Técouter ; aussi, lui ai-je donné rendez- vous de bonne heure, ici . . .
Massias. — Et le voici, sans doute Allons! allons!
je suis très-content de revoir ce brave garçon-là En
usez-vous ?