XCII. Sentimens des anciens sur Timmortalité de
l'âme Ô05.
XCIIi. La pensée, les désirs, les volontés et les sentimens du bien et du mal ne sont que des modifications iuterne-s de la personne ou de Tanimal qui pense, qui conuoit, ou qui sent du bien ou du mal ; et quoique les hommes et les bâtes ne soient composés que de matière, il ne s'en suit pas de-là que les pensées, que les désirs, ni que les sentimens du bien ou du mal dussent être des choses rondes ou quarréos comme les' Cartésiens se Timaginent, et c'^t en quoi ils se rendent ridicules, comme aussi en ce que sur une vaine raison, ils voudroient priver les bêtes de connoissance et de sentiment ; la quelle opinion est très condamnable. 306.