‹ Le testament du p. LacordaireChapitre 2 sur 14 · LE R. P. HENRI-DOMINIQUE LACORDAIRE · texte numérisé non relu

LE R. P. HENRI-DOMINIQUE LACORDAIRE

DU Ml": ME or. DRE LU.N DES QUARANTE DE l'aCADÉMIE FRANÇAISE

Je voudrais écrire^ simplement et brièvement, quelque chose de ce qui m'est arrivé en ce monde, persuadé que ce récit peut être utile à quelques âmes, et surtout à l'ordre religieux que j'ai eu le bonheur de rétablir dans notre patrie. C'est là, ce me semble, où se rattachent la vocation de Dieu à mon égard et toutes les circonstances de ma vie privée et publique. Instrument de la divine Providence dans cette restauration, qui se liait au sort à venir des ordres religieux chassés la plupart des pays catholiques, j'y avais été préparé de longue main, et, en repassant dans ma mé-

KOTICE.

moîre mes premières années, ma jeunesse, les épreuves et les bénédictions, toute ma carrière, je crois y reconnaître une indication sensible de ce que Dieu voulait de moi et de ce qu'il m'a fait la grâce d'accomplir. — C'est pourquoi je ne me borne pas, dans cet écrit, si abrégé qu'il soit, au narré strict et sévère du rétablissement en France de l'Ordre de Saint-Dominique, j'ai cru utile, pour ne pas dire nécessaire, d'y joindre rapidement une esquisse de ma vie, de mes sentiments et de mes pensées. Le lecteur, je l'espère, reconnaîtra dans ces pages confidentielles, non pas l'orgueil de Tau- j teur, qui veut entretenir le lecteur de soi, mais l'âme I du chrétien qui aspire à édifier, à consoler et à fortifier ses frères.

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