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saine en apparence — Enfant né à terme, très chétif. Face sénile. Ganglions inguinaux assez volumineux. Peau sèche, en pleine desquamation. Rhagades aux commissures labiales Enchifrènement. Coryza postérieur.
Les deux testicules ont les dimensions d'une noisette, à surface bosselée, assez durs au toucher. Ce sarcocèle aurait été constaté dès les premiers jours.
Obs. 33. — (Communiquée par M. le Prof Moxcorvo). Hérédosyphilis. — Rachitisme. — Sarcocèle double. — Malaria. Coqueluche.
Garcon de 7 mois, examiné pour la première fois le 4° octobre 1898.
Père ayant eu des accidents bien suspects de syphilis.
Mère saine, ayant eu # enfants dont le petit malade est le dernier. Le troisième enfant, traité aussi dans le service pour une coqueluche, porte des signes bien avérés d'hérédo-syphilis.
L'enfant n'est pas mal développé pour son âge. Coryza précoce. Ganclions sous-occipitaux engorgés. Pas encore de dents. Crâne assez volumineux, avec front et occiput bombés. — Thorax en entonnoir — Courbure marquée des diaphyses tibiales.
Organes sexuels externes assez rudimentaires. Les deux testicules sont gros et durs au toucher.
Coqueluche compliquée d'accidents malariens.
Obs. 3%. — (M. le D' OBÉDÉNARE) Bulletin de la Société de chirurgie, 1875, p. 140.—- Svphilis congénitale. — Orchite svphilitique (Résumée).
Paiscan, âgé de 7 mois, est amené le 19 mars 1873 — Pas de syphilis chez la mère — Père syphilitique avant son mariage qui date de cinqans. Non traité.
1% enfant qui, d’après le dire de la mère, a eu une tuméfaction considérable du scrotum peu de temps après la naissance — Enrouement — Mort, suite d’angine.
9: enfant (le malade actuel). Coryza à la naissance. Syphilides sur les membres et sur la face. Vers le quinzième jour, la mère s'aperçoit que le serotum est tuméfié. Actuellement l'enfant n’est pas trop amaigri. Syphilides papuleuses sur la face et sur la cuisse. Plaques muqueuses périanales.
Les testicules sont augmentés de volume, de forme allongée, sans bosselures, ayant la consistance du squirrhe. L’extrémité inférieure du testicule gauche est d’une dureté cartilagineuse. De là, l'induration diminue insensiblement et sans limite franche. Epididyme et cordon sans changement.
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Grâce au traitement mercuriel les syphilides ont diminué. Les testicules sont restés stationnaires. L'enfant quitte l'hôpital vingt-neuf jours après son entrée.
Obs. 3%. -- (PERSONNELLE). — Sarcocèle droit.
Git. ., âgé de 4 mois. Soigné d’abord du 7 au 26 juillet 1898 pour un léger coryza, avec syphilides papuleuses aux fesses et au périnée. — Vu le 2 août. Il présente du Coryza, des fissures labiales et anales, une cicatrice d’ulcération embilicale, un pemphygus bulleux sur la jambe gauche et de nombreuses syphilides papulo-érosives scrotales et fessières. |
Sarcocèle droit. Le testicule droit est un tiers plus volumineux que le gauche, de la grosseur d’une noisette environ, et dur — Traitement : liqueur de Van Swieten — Cinq jours après, le testicule a diminué un peu de volume. Il est un peu moins dur. L'épididyme paraît sain.
Obs. 36. (M. le Prof’ Fournier). — Leçons sur la syphilis héréditaire tardive 1886. Sareocèle.
Deux jeunes enfants, âgés l’un de 3 mots, l’autre de 5 semaines, nous ont offert (en même temps que diverses manifestations spécifiques de la peau, des muqueuses et des os) des lésions testiculaires constituées par une tuméfaction ovoide de la glande, avec induration ligneuse tout-à-fait caractéristique ; et dans ces deux cas, la guérison rapide et complète obtenue par le traitement antisyphilitique nous a démontré de la façon la plus formelle la spécifité des lésions.
Observations d'Orchite dans la syphilis héréditaire tardive.
(Purement cliniques).
Obs. 37. — (M. le Prof Hexoca) (1). Sarcocèle double. —
Enfant de 2 ans 1/2 amené à la polyclinique le 5 juin 1874. — Rhagades aux lèvres — condylôme à la commissure labiale — petits ganglions cervicaux mobiles.
Les deux testicules sont considérablement augmentés de volume, excessivement durs et compacts. La mère de l'enfant a eu des accidents syphilitiques. Après l'administration du traitement mercuriel, les testicules étaient le 12 juin devenus plus souples, indépendamment de l'amélioration des autres manifestations. — L'enfant fut ensuite perdu de vue.
(1) Deutsche Zeilschifl fur praktische Medicin. 1877, p. 101. — Berlin.
CNT LE Obs. 38. — (Communiquée par M. le Prof’ FOURNIER). Sarcocèle double. — Rachitisme. — S... E..., âgé de 4 ans. — Quinze jours après Sa naissance, un
médecin lui fit prendre du sirop de Gibert pour des ulcérations à la bouche, aux organes génitaux et des croûtes au cuir chevelu — Soigné par M. Galézowski depuis janvier pour une kératite interstitielle double, par l'iodure de potassium, huile de foie de morue, vin de quinquina.
Sa mère l’amène le 6 avril 1881, parce que le père a été soigné, il y a huit ans, pour une syphilis. — Le corps de l'enfant ne présente aucune cicatrice, ni aux fesses ni ailleurs ; mais on constate des traces évidentes de rachitisme. La partie moyenne du thorax est déformée, rentrante, tandis que les dernières côtes font saillie en dehors et que le ventre est très proéminent.
Le testicule droit est atteint de sarcocèle syphilitique ; il est petit et dur. Le gauche est lui-même induré à sa partie supérieure.
Traitement. — Le 11 mai, le testicule droit est revenu à son volume normal ; pas de dureté appréciable. — Testicule gauche sain.
Obs. 39. — (M. la Prof' LANNELONGUE) (1) — Sarecocèle svphilitique.— Syndrôme d’hérédo-syphilis.— (Résumée).
Au mois de novembre dernier, entrait dans nos salles un enfant de 3 ans 1/2, que les parents nous amenaient pour un gonflement du scrotum. Cet organe, en eflet, est rouge et œdématié, d'apparence inflammatoire, assez douloureux au toucher.
Le testicule gauche offre un volume qui difière peu de l’état normal, 13 */* sur 22 "/", mais il n’en est pas de même de la consistance. Il est dense au toucher et très dur. On peut le séparer de la tête de l’épididyme qui est petite, sans noyau distinct et lui adhère assez étroitement; on sent la queue de l’épididyme, mais on ne peut pas l’isoler aussi facilement qu'en l’état sain. — En somme, l’épididyme et le cordon demeurent sains,
Bien autrement accentuées sont les lésions du côté droit. De ce côté, le volume des organes contenus dans le sac scrotal est beaucoup plus considérable. — Il n’y a pas d'épanchement dans la tunique vaginale, — C'est le testicule, et le testicule seul, auquel il faut imputer la modification que nous venons de constater. En effet, ses deux diamètres mesurent exactement 18"/" et 32 "/"; c'est presque un petit testicule d'adulte. Par le toucher, nous constatons que le testicule et l’épididyme forment une masse unique et qu’il est impossible de séparer l’un de l’autre. Cette masse est arrondie, dure, très tendue, dense, sans inégaités à sa surface et comparable, comme consistance, à un fibro-
(1) Bulletin médical. 1890, p. 129.
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chondrôme. De cette masse sort le cordon, parmi les éléments duquel on peut très bien percevoir le canal déférent qui ne paraît ni irrégulier ni volumineux. De ce côté là encore, les lésions paraissent donc absolument limitées à la masse testiculo-épididymaire et particulièrement à l'organe glanduleux sous son enveloppe et dans son tissu propre.
Au niveau des membres inférieurs, nous constatons que l'extrémité inférieure du fémur droit est un peu plus grosse au niveau du cartilage épiphysaire — Les tibias présentent des déformations semblables des deux côtés ; on y trouve des nouüres diaphysaires surtout à la partie moyenne. Leur face interne est très convexe au milieu, le bord antérieur est mousse et tout noueux.
Du côté des membres supérieurs, nous notons un cubitus droit gonflé et sensible au niveau de l’olécräne.
La boîte crârienne est arrondie, dure, dense; la suture sagittale proéminente et bombée. Enfin la bosse frontale droite est notablement plus proéminente que la gauche.
Ajoutez les cicatrices fessières sur lesquelles Parrot a tant insisté, une autre cicatrice sur la lèvre supérieure, à droite, trace arrondie, déprimée, assez profonde, en cupule, d’une plaque muqueuse uicérée survenue, nous a dit la mère, dès les premières semaines; enfin une kératite double ayant laissé une taie sur chaque cornée. J'ajoute que la mère à avoué qu’elle avait eu des accidents syphilitiques du côté des muqueuses.
Traitement : Injections de calomel. — 6 centig. en tout ont été injectés et vingt-trois jours après son entrée, le petit malade sortait de nos salles, considérablement amélioré. Le testicule gauche (13"/" sur 22) mesure alors 12 sur 22, ce qui est à peu de chose près l’état normal, et le droit (32 sur 28) était descendu à 16 sur 25. Ce n'est pas à dire que la guérison soit complète ; nous pensons au contraire que l'enfant doit être soumis pendant de longs mois, pendant des années, à l'administration de spécifiques. Il y aura certainement beaucoup à attendre de l’iodure de potassium, pour le mettre à l'abri, dans la mesure du possible, des terribles échéances de la syphilis héréditaire.
Obs. 40. — (M. le Prof FourNIER) (1). — Syphilis héréditaire tardive. — Double sarcocèle.
Enfant de 4 ans 1/2. — Lorsque nous l'avons vu pour la première
fois il y a quelques mois, il présentait deux lésions éminemment Spécifiques, à savoir : d’une part une kératite interstitielle, aussi formellement accentuée que possible et d’autre part un double sarcocèle se
(1) La syphilis héréditaire tardive. 1886, p. 8.
caractérisant par une tuméfaction dure, ligneuse, nodulaire des testicules. D’après ces deux lésions et avant toute enquête sur les ascendants, nous avions conclu d'emblée à une syphilis comme origine des accidents. Or ce diagnostic a été triplement confirmé depuis lors, et cela 1° par les aveux du père qui nous a dit avoir contracté la syphilis quelques années avant la naissance de l'enfant; — 2° par le récit des parents, d'où il résultait que leur enfant avait été aflecté, à l’âge de quelques semaines, de plusieurs lésions considérées comme syphilitiques et traitées comme telles, par leur médecin à savoir : ulcérations multiples aux parties génitales, plaques muqueuses de la bouche, lésions croûteuses du cuir chevelu, etc. — 3° par le succès rapide de la médication spécifique, laquelle, en l’espace d’un mois environ, a fait justice de la kératite et du sarcocèle.
Obs. #41. (M. le Prof’ Fournier) (1) (Résumée). — Double sarcocèle.
Enfant de 14 ans. — Père ayant eu la syphilis il y a 17 ans et s’en étant mal soigné. L'enfant, à l’âge de quelques semaines, a été couvert de boutons, d’ulcérations aux parties génitales et aux fesses, de croûtes dans les cheveux, etc. Il fut alors soigné et guéri par le sirop de Gilbert. Actuellement il est porteur d’une kératite interstitielle double. Mais. en outre, je découvre, ce dont on ne me parlait pas, ce dont les parents ne s'étaient pas aperçus jusqu'alors, à savoir, un double sarcocèle absolument typique. — Traitement : frictions mercurielles et iodure de potassium. Ces derniers jours j'ai revu l'enfant, et déjà son sarcocèle était guéri, alors que la kératite commençait seulement à s’amender.
Obs. 42. — (M. le Prof' Taycor, de New-York) (2). — Double sarcocèle.
Enfant de 15 ans; ayant une tuméfaction lisse, dure, indolore des deux testicules, qui a débuté il y a six mois. Ils sont de la grosseur d'une noix. On ne peut aisément explorer les épididymes, car ils semblent s'étaler sur les testicules, comme fait le macis par rapport à la muscade. Les canaux déférents sont normaux. Le traitement (iodure de potassium et frictions mercurielles) nécessita six mois pour amener la résolution.
L'enfant était petit pour son âge, mais bien développé. Ses parents étaient en pleine période de syphilis active au moment de sa naissance. Il avait eu, étant enfant, une kératite de l'œil droit, qui a laissé une
(1) La syphilis héréditaire tardive. 1886, p. 43. (2) Le Journal médical de New-York. 18 novembre 1893.
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petite opacité sur la cornée; une affection de l'oreille moyenne qui a amené une ‘surdité complète, et plus tard en grandissant, on trouva chez lui des dents crénelées typiques.
Obs. 43. — (Communiquée par M. le Prof’ FouRNIER). Syphilis héréditaire probable, — Sarcocèle droit. — Uleères de jambe.
D. J. 46 ans 1/2, entré le 9 déc. 188%. Bien portant pendant toute sa jeunesse, n’a jamais soufiert du nez, des yeux, dés oreilles. Il est l'aîné de quatre enfants, dont l’un est mort du croup; les autres sont bien portants — Le père nie toute maladie vénérienne et ne présente rien de suspect — Rien chez la mère ou les autres enfants. — Vacciné à plusieurs reprises, il ne paraît pas avoir été victime de ce mode de contagion. — Il y a trois ans, à la suite d’un choc, le genou gauche devint volumineux et douloureux. On le traite alors pour une hydarthrose aux Enfants malades, par des pointes de ieu et l’immobilisation dans un appareil ouaté — Guérison lente.
A l’âge de 15 ans 1/2 le testicule droit augmente progressivement de volume sans être douloureux.
La jambe gauche devient en même temps le siège d’une tuméfaction diffuse, un peu douloureuse; puis apparaissent des boutons qui s’ouvrent, donnent issue à de l'humeur et sont remplacés par des ulcères qui persistent quelque temps et se cicatrisent incomplètement à plusieurs reprises. Le premier de ces abcès s'est ouvert il y a six mois; il subsiste encore. D’autres, plus douloureux, ont apparu depuis un mois. Ilentre il y a quinze jours à la Pitié, où M. le Prof’ Verneuil pose le diagnostic de syphilis héréditaire ou acquise.
Actuellement, c’est un jeune garçon brun, un peu pâle, mais en somme bien constitué. — Pas de cicatrice à la face ni sur le corps. — Dentition normale.
Testicule droit volumineux, du volume d’une petite orange, aplati latéralement. La surface est un peu inégale et présente des plaques plus dures, séparées par des parties plus souples et déprimées. La glande est modérément dure et indolore. — Le gonflement porte uniquement sur le testicule. — L’épididyme offre son volume, sa souplesse, sa sensibilité normale.
Le genou gauche autrefois malade est sain. — Au-dessous du genou, la face interne de la jambe est creusée d’ulcérations multiples. — Deux d'entre elles, de la taille d'une pièce de 5 francs, sont larges, très superlicielles, de coloration rouge framboisé. D’autres sont profondes, irrégulières, plus étendues que les précédentes, à bords taillés à pic ou largement décollés, à fond sanieux, putrilagineux, avec quelques bourbillons grisâtres. — La peau avoisinante est rouge ou fortement