‹ Le Testicule Dans La Syphilis HéréditaireChapitre 5 sur 43 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

À ne considérer que l’orchite interstitielle chez l'adulte, dans la syphilis acquise, on est frappé de la richesse des documents que l'on possède depuis Ricord et Virchow ; des thèses sont venues comme par séries pour reprendre et compléter cette question. Mais, par contre, il n’y a rien d’analogue pour le sarcocèle dans la syphilis héréditaire, et la bibliographie en est assez restreinte ; aussi avons-nous tenu à être aussi complet que possible, à faire des recherches tant en France que dans la littérature étrangère, et à rapporter toutes les observations qui se rattachent à la question.

Après Gosselin qui le premier, en 1858-59 (1), présenta à la Société de chirurgie de Paris un enfant de dix mois syphilitique, atteint de fongus bénin du testicule, les auteurs qui signalent les lésions spécifiques du testicule chez l'enfant sont des médecins anglais. — North en 1862, puis Bryant en 1863, Wilks en 1865, rapportent chacun une observation de sarcocèle chez des enfants hérédo-syphilitiques, âgés de 14 mois, de 16 mois, de 5 mois. Parmi eux, Wilks est le premier à signaler, au point de vue clinique, la participation de l’épididyme aux lésions testiculaires. — Holmes et Hulke (cités par M. le D' Carpenter), signalent des inflammations chroniques du testicule dues à la syphilis héréditaire, bien que cette affection soit très rare. — Plus tard Holmes, chirurgien de l'hôpital des Enfants malades à Londres, en 1869, dans sa Thérapeutique des maladies chirurgicales des enfants, considère cette affection comme assez commune dans le jeune âge ; il ajoute que presque toujours le traitement mercuriel sera suivi de succès. — Hennig, en 1872 (2), ne fait que signaler la syphilis testiculaire

(1) Bulletin de la Société de Chirurgie de Paris, (Tome I, p. 431). (2) Jahrbuch fur kinderkrankheiten,

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