‹ Le Thâeãatre de la cour áa Compiáegne pendant le ráegne de Napolâeon IIIChapitre 13 sur 80 · LES DEUX PHILIBERT · texte numérisé non relu

LES DEUX PHILIBERT

Comédie en trois actes, en prose, de Picard.

PHILIBERT Aîné MM. Fechter.

PHILIBERT Cadet Pierron.

DUPARC Saint-Léon.

CLAIRVILLE KiME.

PASTOUREAU Thiron.

COURTOIS Grenier.

JOSEPH Roger.

LE PORTIER Barré.

Madame DE DERVIGNY M"»" Beuzeville.

SOPHIE Berengkre.

MARIANNE Solange.

Le lundi 16 novembre, FOdéon est venu jouer le Perroquet gris et les Deux Philibert.

Le Perroquet gris ne me parut pas appelé à vivre ce que vivent d'ordinaire les perroquets, tant s'en faut, et j'ai vu rarement une pièce aussi nulle et aussi ennuyeuse.

Les Deux Philibert m'ont semblé avoir affreusement vieilli et il y a mieux dans le répertoire de Picard qui, à vrai dire, n'est plus guère possible aujourd'hui, même la Petite Ville ^ une de ses meilleures comédies. Ce n'est pas là de ces œuvres de maître que le temps n'atteint pas.

En résumé le Perroquet gris a ennuyé et les Deux Philibert n'ont plu qu'à demi. C'est un d 3s plus faibles spectacles qui aient été donnés à Gompiègne.

La veille, lo novembre, c'était la fête de rimpératrice. Il y avait eu dans la journée réception des autorités civiles et militaires avec bouquets, compliments, pièces de vers, et le soir très beau feu d'artifice sur la pelouse du parc. Les invités oO mettaient en frais pour faire venir des bouquets d ) Paris. Il y en avait d'énormes qui, me disaiton, avaient coûté jusqu'à deux cents francs.

Vu des appartements du palais, le feu d'artifice était d'un très bel effet. C'était d'autant plus agréable que le 15 novembre, jour de la Sainte-Eugénie, il fait plus ou moins froid et que des fenêtres, sans les ouvrir, sans rien perdre de la douce chaleur des salons, on pouvait jouir de cet éblouissant spectacle. J'ai eu plus d'une fois le plaisir d'en faire personnellement la remarque, et jamais je n'ai vu le bouquet d'un grand feu d'artifice, cette pluie d'étoiles qui semblent tomber du ciel, sans ressentir un léger saisissement d'admiration.

PALAIS DE COMPIÈGNE

Spectacle du Vendredi 5 novembre 1858

THÉÂTRE IMPÉRIAL DE L'ODÉON

Page 1