TIBIA GOT
COELIO Delaunay.
OCTAVE Bressant.
HERMIA Mmes NATHALIE.
MARIANNE FavaRT.
LA PLUIE a LE BEAU TEMPS
Comédie en un acte, en prose, de M. Léon uozla.n.
L'INCONNU MM. Bressant.
ANSELME GOQUELIN.
LA BARONNE M""** ArnOULD-PlesSY.
VICTORINE RosA Didier.
Le samedi 12 octobre, le roi des Pays-Bas, Guillaume 111, est arrivé dans l'après-midi à Gompiègne et le dimanche 13, ce fut encore le Théâtre- Français qui reçut l'ordre de venir. Le spectacle se composait de deux charmantes comédies, les Caprices de Marianne et la Pluie et le beau temps ^ jouées par Provost, Got, Delaunay, Dressant, Goquelin, mesdames Favart et Plessy.
A l'entrée de LL. Majestés, l'excellente musique des guides exécuta la marche nationale de Hollande.
La représentation a été parfaite. G'était traiter royalement S. M. Guillaume III que de lui offrir la Comédie-Française dans de semblables conditions.
Dans la loge impériale le roi occupait la pre-
miôre place, ayant à sa droite l'Empereur, à sa gauche l'Impératrice.
Parmi les autres personnes, je citerai, tout en remarquant que je ne puis guère éviter de répéter souvent les mêmes noms, la princesse Mathilde, le prince Joachim Murât, la princesse Anna Mural, MM. de Forcade, Rouher, Magne, Delangle, Rouland, Thouvenel — c'était le conseil des ministres presque entier — le duc et la duchesse de Gambacérès, le duc et la duchesse de Montebello, la princesse d'Essling, le marquis de Gonegliano, le marquis de Gaux qui depuis épousa Adelina Patti. On sait que ce mariage tourna mal. Il eut tort et elle aussi.
A la chasse à courre qui eut lieu le lendemain, on vit pour la première fois le Prince impérial — il avait alors cinq ans et demi — arriver au rendezvous à cheval en uniforme de chasse, chapeau tricorne garni de plumes de cygne, habit vert galonné, gilet à la Louis XV, culotte blanche et bottes molles.
Le mardi 15, le roi des Pays-Bas partit pour Paris où il passa quelques jours et à son retour il s'arrêta à Gompiègne une matinée et déjeuna au Palais. Les souverains, non moins que tous les invités à la résidence impériale de Gompiègne, devaient être véritablement charmés de Taimable* et gracieuse hospitalité qu'ils y recevaient. Malgré les règles indispensables de l'étiquette, tout y était naturel et sans affectation, tout y portait l'empreinte du meilleur goût.
PALAIS DE COMPIÉGNE
Spectacle du Jeudi 7 novembre 1861
THÉÂTRE DU GYMNASE-DRAMATIQUE