LES JURONS DE CADILLAC
Comédie en un acte, de M. Pierre Berton.
LE CAPITAINE MM. Landrol.
UN DOMESTIQUE ViCTOR.
La Comtesse DE MEYRAN .... M"": Pasca.
Le spectacle du mercredi 5 décembre, composé de trois pièces en un acte du Gymnase — les Révoltées — r Amour d'une ingénue — les Jurons de Cadillac — a été agréable et très bien accueilli. Landrol qui possède à merveille l'accent méridional, un peu trop même, vu qu'il est de Marseille , a fort amusé dans les Jurons de Cadillac. C'est un comédien consciencieux et de beaucoup de talent qui, bien qu'aimé du public parisien, n'a pas, à mon avis, la réputation qu'il mérite.
La troisième série d'invités occupait la loge impériale. Je citerai le prince et la princesse de Metternich, le comte de Moltke, lebaron Klékler de Valdegg, le duc et la duchesse d'Albufera, le comte Walewski et la comtesse Walewska, la duchesse
d'Elchingen, la princesse Ghika, la maréchale de Saint-Arnaud, M. et madame Magne, M. et madame Vandal, le baron et la baronne de Budberg, le vice-amiral Bouët-Willaumez, le contreamiral deDampière, le baron de Gorberon,le général Garnier, le comte de Vogué, le marquis d'Absac, le général de Noue, le baron de la Redorte, le duc de Massa, le baron de Villars,M. et madame Boudet, M. de Lauriston, MM. DelangJe, Pinard, Devienne , Chevreuil , Charles Michel , d'Harcourt, Joseph de Laborde, Blanche, Edmond About, Camille Doucet, etc..
Je viens de nommer parmi les invités de cette troisième série M. Edmond About, directeur du XLY*^ Siècle et professant une sainte horreur pour tout ce qui se rattache à l'Empire. Il y comprend sans doute, avec d'amers regrets, son séjour au Palais de Compiègne et les vers charmants qu'il adressait à l'Impératrice et dans lesquels on trouvait que l'adulation allait un peu trop loin. Il est
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douteux qu'il leur donne place un jour dans ses œuvres complètes \
Le mardi 12 septembre, il y eut réception des représentants de la petite république d'Andorre. C'était le baron de Sénaller, syndic-procureur général, président de la république d'Andorre, le conseiller d'Etat de la république, M. Baro de Boig, le consul M. Haas et leur suite. Des voitures de la Cour les ont amenés au Palais oîi ils ont déjeûné. M, de Sénaller était placé à la gauche de l'Impératrice. Ils portaient le costume national — longue lévite avec boutons violets — et ont été beaucoup remarqués.
1. Ces lignes ont été écrites longtemps avant la mort d* M. Edmond About.
PALAIS DE COMPIÈGNE
Spectacle du Jeudi 13 décembre 1866 COMÉDIE-FRANÇAISE
LES COMÉDIENS ORDINAIRES DE L'EMPEREUR JOUERONT