‹ Le Thâeãatre de la cour áa Compiáegne pendant le ráegne de Napolâeon IIIChapitre 53 sur 80 · CONSIGNE EST DE RONFLER · texte numérisé non relu

CONSIGNE EST DE RONFLER

Comédie en un acte, de MM. E. Grange et L. Thiboust.

LANDREMOL MM. Brasseur.

TAVERNIER LuGUET.

IRMA M'n« HORTENSE NeVEU,

CHARLOTTE Bilhaut.

Voici la liste abrégée des invités qui arrivèrent le 10 novembre : le duc et la duchesse de Mouchy, le comte et la comtesse de Primoli, le maréchal et la maréchale Ganrobert, le baron et la baronne de Vatry,le général Chauchard,le marquis deGallifet, les ministres Rigault de Genouilly, général Lebœuf, Duvergier, Forcade de la Roquette, Magne, Gressier, Latour d'Auvergne, Ghasseloup-Laubat, Alfred Leroux, Bourbeau, etc

Je n'ai plus que quelques mots à dire de la quarante-neuvième et dernière représentation qui eut lieu au Palais de Gompiègne dont les vastes salles sont restées inhabitées depuis, excepté, triste souvenir, pendant l'occupation allemande.

Le i\ novembre, je reçus de M. Plunkett, l'un des directeurs du Palais-Royal, la lettre suivante :

Cher Monsieur,

J'ai vu ce matin M. de la Perrière et j'ai arrêté avec lui notre spectacle de samedi à Gompiègne :

La Grammaire.

La Consigne est de ronfler.

Le Camp des Bourgeoises.

Je me hâte de vous en donner avis.

Tout à vous *

Le samedi 13, jour de la représentation, je causais dans les coulisses du théâtre avec quelques acteurs du Palais-Royal. M. de la Perrière vint à moi et me pria de lui indiquer Brasseur. Je le désignai près de moi.a Oh ! vraiment, monsieur Bras-

1. Je n'ai pas besoin de dire que cette lettre, adressée à l'heureux collaborateur d'Eugène Labiche, me causa une vive satisfaction.

» seur, je vous ai vu souvent au théâtre et je ne » vous aurais pas reconnu, lui dit M. de la Fer- » rière; j'ai quelque crainte à propos de votre » rôle très peu habillé dans La consigne est de ^) ronfler. Il n'y a pas de danger, n'est-ce » pas ?» — « Oh ! soyez tranquille , monsieur le » comte, répondit Brasseur ; je pourrais jouer )) la pièce dans une pension de jeunes demoi- » selles. »

La représentation marcha très bien. Brasseur fit beaucoup rire et Geoffroy fut tout à fait excellent.

Dans une soirée très brillante et très animée qui eut lieu au Palais le surlendemain, M. de la Ferrière me présenta comme l'un des auteurs de la Grammaire à l'Empereur, qui me dit avec une aimable surprise : «Ah ! c'est vous? » e.t m'adressa quelques gracieuses paroles.

Le l" mars suivant , la pièce fut jouée aux

Tuileries par le Prince Impérial et ses amis, Jules Espinasse, Maxime Frossard et Louis Conneau.

Le dimanche 21 novembre, l'Empereur quitta Compiègne qu'il ne devait plus revoir.

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