LA CRISE TH ÉATR AL E
L'année dernière, on parlait beaucoup (c de la crise théâtrale ». Les statistiques des
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recettes accusaient un déficit sensible. Les directeurs criaient famine; les acteurs se plaignaient; les auteurs se désolaient. Les journaux s'emparèrent de ce sujet « éminemment parisien ». Les interviews succédèrent aux interviews. Tout le monde donna son avis, et les avis exprimés furent différents. Quot honiincs, tôt scHtcufiœ.
Cependant, quelques vérités évidentes ressortirent de renquôte. On peut les résumer ainsi :
(( En somme, les Parisiens consacrent chaque année la même somme d'argent à leurs plaisirs. Les tableaux des recettes pendant les vingt dernières années le prouvent clairement.
« Mais, première vérité, le Parisien d'aujourd'hui fréquente moins le théâtre et davantage le café-concert... Il trouve le café-concert moins coûteux: il y est à son aise. Pour quarante sous, il est bien placé au café-concert; pour le même j»rix, il est très mal logé au théâtre.
ET UN THÉÂTRE FP.ANgAIS POPULAIRES. 131
(( Il est vrai que les théâtres ne peuvent baisser leur prix, à cause des exigences des artistes etdes frais généraux. Deuxièmevérité.
« Troisième vérité. Les pièces représentées au théâtre ne sont pas toujours bien intéressantes.
(( Quatrième vérité. Les théâtres sont trop nombreux. »