CABOTINS
du jeune homme. Mais voilà bien une autre scène, la porte s'ouvre et l'atelier est envahi par la troupe des cabotins. Ce sont de jeunes godelureaux qui ont mis en commun leurs espérances et leurs intérêts. Ils se réunissent dans l'atelier de Pierre et s’en donnent à cœur joie. Il faut qu’on vous les présente : Monsieur Lavejol, fabriqueur de romans idiots, M. Caracel, avocat sans causes, le docteur Saint-Marin qui passe son temps à faire l'amour et qui, tout en étant l'ami de Madame Laversée, chante fleurette à Valentine, Brascommie de la Haute Gomime, et M. Wenceslas Népomucène Pegomas, cancre de la politique, qui veut à tout prix devenir le secrétaire de M. Laversée, afin d'atteindre à ses fins politiques. I] le devient, en effet, du jour où Mademoiselle Valentine, fille adoptive de Laversée, pénètre dans l'atelier du sculpteur, pour lui annoncer qu’il a gagné la grande médaille du Salon.
Pierre reconnait en Valentine l’enthousiaste dont le suffrage lui fut si précieux. Déclarations d'amour. Ces deux grands enfants, faits pour se comprendre, s'adorent aux premières rencontres. Valentine vient voir souvent Pierre à son atelier, au grand déplaisir de la mère Gardevent. Le malheur est dans l'air. Saint-Marin, devenu amoureux de la jeune fille, se jette à ses genoux. Madame Laversée les surprend et les chasse. Valentine se réfugie chez le sculpteur et
je crois que cela finira par un mariage à la campagne. Pégomas à fait des siennes. Ce petasson joyeux substitue sa candidature à celle de Laversée et se fait élire député de Caligon. [1 calme la colère de ce fier imbécile de Laversée, en lui promettant une chaire à l'Institut, car, ce dernier qui a la manie des thèses, prépare une biographie de Murillo. Je voudrais n'avoir pas dormi, je vous raconterais le reste,
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L'Eventail MM. Robert de Flers et de Caillavet
A Madame OO. Lassalle
« Au milieu des chaleurs exlrémes,
« Heureux d'amuser vos loisir.
« Je ne veux appeler vers vous que les zéphirs, ‘“ Les amours ÿ viendront d'e1x-mêmes. »
C’est un roi QUI à écril ces vers délicieux sur l'éventail de Marie-Antoinette. Il s'appelait alors le comte d'Artois et il avait énormément d'esprit. Ni
rois, ni démocrates ne se sont servis de l'éventail de
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Germaine de Landève comme d'un écritoire, mais l'amour est allé s'v poser. Il à accompli ce miracle de transformer en femme docile et caressante la 4
coquette Gisèle et de faire refleurir une vie qui croupissait dans la morosité nerveuse et fantasque, L'Eventail de Robert de Flers et de Caillavet
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sv LE THEATRE À MONTREAL
est d'agréable facture, Les moindres mots possèdent la vertu d'éveiller le rire, et cela jusqu'à la fin des quatre actes. Légerelé, grâce, fluidité, caresse des termes, telles sont les notes dominantes de cette pièce,
C'est en somme, le réeii d'une villégiature à Ja campagne, dans un endroit pittoresque chargé de poésie et de parfums... On v voit remuer un petit monde, gai, aimable, spirituel, ne se préoccupant que de courses au grand air, qui ne songe pour le moment qu'à se divertir aprés avoir été pris tout lhiver, dans le Lourbillon du plaisir parisier, Promenades au bois, dans le mystère des choses épanouies, baignées d'un soleil orgueilleux de ses rayons. Jeu de bridge, glaces, citronnades, crèmes de pistache, toute la kirielle des choses faisandées qui vous faconnent un estomac dyspeptique.
Le manoir de Madame de Landéève est le rendez vous de ses amis de Paris. IV a là des comtes, des barons, des faibles, des forts, des mécontents, des femmes génées, un personnage stupide, une bourgeoise lapageuse qui aguiche au passage, un vieux savant distingué, qui les domine tous par la frnesse et l'élendue de son esprit.
Au nombre des invités de Madame de Landeève, installés au manoir desCheneviettes, nousremarquons
Blanche Bernin, Thérèse, la sœur de Germaine.
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