LA DAME AUX CAMELIAS
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peut-être pas rendu compte. On le bénissait de ce Qu'il avait répandu un peu de lumière sur lanmas confus, inextricable, des causes qui engendrent en nous les grands mouvements de la vie passionnelle,
Dans la Dame aur Camélias. le problème de la courtisane amoureuse, Dumas va le résoudre en un sens favorable à cette dernière, Mais il S\ prend mal. Ce n'était pas l'occasion alors de faire intervenir le comte de Cirav, de le proposer comme modele à tous ceux qui consentiraient à faire deg dépenses de bourse et de sensiblerie idiote pour tenter le rachat de ces âmes perdues, A quoi aboutissent Papitoiement et les tentatives de régénération de ce vieillard qui crovail reconnaitre en Marguerite l'image de sa lille, Sinon à le rendre ridicule? C'est avec l'argent de ce fier imbécile qu'elle paye son séjour à la came pagne. Tout cela n'est-il pas fort comique”?
Ge n'est certes pas l'opinion de Dumas fils, et il obéit ici à un sentiment qui le porte à venger de la défaite morale, de l'abjection où elles sont descendues JeS personnes qui n'ont pas trouvé, à leur entree dans la vie, l'exemple d’une vie sans tache, une mère irréprochable et attentive, veillant sur son enfant, le préservant des déchéances, et que la société par une imprévoyance coupable laisse à la merci des instincts et des cupidités. Il demande que l'on se prononce entre la femme mariée « qui se donne à un
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homme pour amuser SON COrPS et celle © qui se donne pour nourrir el parer le sien». nv à pus d'hésateion possible. La pauvre petite ouvriére qui Lous les soirs en revenant de son labeur, meurtrit on désir de vanité, de paraitre belle. devant l'étalage des chapeaux luxueux, des fleurs, des bijoux, des bracelets, qui sent. en plus, bouillonner en elle les eflluves de la jeunesse et dont la pitance est si maigre dans sa pauvre petite chambre de pensionnaire, sera toujours moins blämable que la femme mariée el riche, qui trahit ses devoirs d'épouse el de mère,
Dans la pensée du dramaturge, toujours à Paffüt de quelque problème d'ordre moral, le monde ne devra plus étre un vaste pandémonim où les actes humains seront déclarés verlueux suivant l'arbitraire des individus on la mode régnante des salons : ils ne le seront que si la vertu est à leur base et les vivitie. L'anormalité, lirrégularité des conditions, ne sera plus un crime désormais : la société, qui a rendu ces êtres mauvais, = la doctrine de Rousseat montre ici le bout de loreille, = empéchera qu'ils le deviennent, Qui à proclamé amnistie complète pour ceux d'entre les hommes dont la naissance fut sancetionnée par les lois divines et humaines? Le monde leur pardonne fautes, crimes. bassesses de tout genre ; il retuse la pitié aux pauvres humains précipités dans
l'espace el livrés à toutes les déchéances de la rue.
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