ACTE III. 3(X
Esprits célestes, conduisez-moi vers le sanctuaire des connaissances secrètes! Amour, infroduis-moi dans le tien! (ii sonne. — Un domestique entre.) Qui est là de chez b marquise?
LE . DOMESTIQUE
Jack, son laquais.
Lfi CHANOINE.
Qu'il etitre. (u domestique sort.) Je n'aurai point de repos jusqu'à ce que je sache le bijou dans ses mains.
JACK, s'approcbant.
Qu'ordonne Votre Grâce?
LE CHANOINE
Porte ce paquet à ta gracieuse maîtresse. Dépéche-toi, et tiens-le bien pour ne point le perdre.
JACK
J'en réponds comme de ma tête.
LE GHAKOINE*
Tu es si étourdi I
JACK
Non pas dans les commissions.
LE CHANOINE
Allons, va.
JACK
Monseigneur, vous êtes bien bon avec les messagers.
LE CHANOINE
J'entends. (U lai donne de Vargeni.) Tleus, emploie bien cela.
JACK
Je le dépenserai bientôt, afin de ne pas le perdre. Je vous
remercie humblement, (a demi-voix, comme s'il pariait à lui-même, mais de manière cependant à ce que le chanoine l'entende.) Quel maître! il mérite d'êlre prince!
Il se relire après plusieurs salutations. LE CHANOINE.
Cours, vole ! Quel bonheur pour moi d'avoir pu exécuter A promptement cette commission ! La seule chose qui m'afflige, c'e>t d'être obligé de le cacher au comte. C'est la volonté expresse de la princa^se. 0 bons esprits qui me secondez si visiblement, demeurez près de moi et cachez celte aventure à votre maître, pour quelque temps!