ACTE III
LB CBAIIOIIIS.
Nous te remercions.
LE CHEVALIEB.
Me donnes-tu aussi déjà ce nom?
Celui que je salue ainsi, le porte, (u s'assied sur l« stfgt du milieu.) Couvrez-vous.
LE CHANOUIB.
Tu Tordonnes !
nieecNivre.
LE COMTE
Je n'ordonne pas, vous exercez votre droit; je ne fais que vous le rappeler.
LE CHEVALIER, i pari, tandis qu'il se couyre.
Quelle douceur! quelle indulgence ! je brûle d*envie de savoir les mystères du deuxième grade.
LE COMTE
Placez-vous, mes amis ; placez-vous, mes compagnons.
LE CHANOINE
Des compagnons devraient se tenir debout devant leur maître, pour exécuter promptement ses ordres comme des esprits disposés à le servir.
LE COMTE
Bien dit ; mais vous vous asseyez près de lui, parce que vous êtes plutôt ses conseillers que ses serviteurs. (Tous deux s'asseyent. — ^Au chevalier.) Gomment appcUe-t-on les honmies du second grade?
LE CHEVALIER
Si je Tai bien entendu, ils si'appellent compagnons.
LE COMTE
Pourquoi portent-ils ce nom ?
Vraisemblablement parce que le mattre les trouve assez capables et ai^sez initiés pour partager ses travaux et concourir i la fin qu'il se propose.
le comte.
Que pensez-vous de l'objet de ce grade?
LE CHEVALIER
Je ne puis en avoir une autre idée, sinon que l'on doit j mettre en pratique ce que le premier grade a montré. On indique de loin le but à rélève, et on donne au compagnon le moyen de Talteindre.
LE COMTE
Quel est ce but que Ion offre aux élèves I
LE CHEVALIER
De chercher ton plus grand bien dans le plus grand biea d*autrui.
LE COMTE
Qu'attend donc celui qui aspire à être compagnon?
LE CHEVALIER
Que le maître lui donne les moyens de coopérer au bien généial.
LE COMTE
Expliquez-vous plus clairement.
LE CHEVALIER
Vous savez raieui que moi-même ce que je dob dire. Dans tout bon cœur il est un sentiment noble placé par la nature, savoir : qu'il ne faut pas être heureux pour soi seul, mais chercher son bonheur dans le bien-être de ses semblables. C'est ce sentiment si beau que tu sais exciter, fortilier et nourrir dans le cœur des élèves. Et combien il est nécessaire d'exciter notre courage! Notre cœur qui, dès l'enfance, trouve sou bonheur dans la sociabilité, qui se livre si volontiers, et ne goûte les plus vives, les plus pures jouissances que lorsqu'il peut se sacrifier pour un objet aimé, ah! notre cœur est malheureusement entraîné par le tourbillon da iDonde hors de ^es rêves chéris. Ce que nous voulons donner, nul ne le veut recevoir; si nous voulons agir, nul ne ^nt nous aider ; nous cherchons, nous essayons, et nous nous trouvons bientôt dans la solitude.
LE COMTE, apriàs une panse.
Ensuite, mon fils.
LE CHEVALIER
Et ce qui est pis encore, nous nous trouvons fiûU^ ^