SCÈNE IV LA NIÈCE, U MARQUISE
LA MARQUISE
Voyons, ma nièce, comiiient vous trouvez-vous dans ce nouveau costume?
LA NIÈCE
Pas aussi bien que si c'était le mien propre.
LA MARQUISE
Bahl bab! 3 vous va déjà bien. Tout ne vous sied-il pasl
lA NIÈCE.
Tout, jusqa*à la dissimulation, comme tous IVez vu aujourd'hui.
LA MARQUISE
Ah! qui peut tenir ce langage? (Rajustant quelque chose i la
robe de sa nièce.) Là, ced doit être plus serré sur le corps, et ce pli doit tomber plus richement. La voiture Tiendra bientôt et nous conduira aujourd'hui même à la campagne.
Là MIÈCE.
Aujourd'hui même?
Là MàRQUISE.
Oui, et TOUS avez aujourd'imi même encore un rôle à jljuer.
Là NIÈCE.
Encore un rôle? Vous êtes sans pitié, ma tante; le premier m'a coûté tant de peine, que vous devriez m'épargner le second.
Là MàRQDISE.
C'est précisément i cause de cela, mon enfant. Encore celui-ci, puis un troisième et un quatrième, et cela ne te coûtera plus aucun effort.
Là NIÈCE.
Je crains que vous ne me trouviez pas, à beaucoup près, aussi capable que vous le pensez.
Là MàRQUISE.
Il s'agit d'une épreuve. Celte nuit, vous jouerez un rôle de très-peu d'importance.
Là NIÈCE.
Avec ce vêtement magnifique?
Là MàRQUISE.
En vous conformant au plan tracé. Vous avez à représenter une amante à moitié muette.
Là NIÈCE.
Qu'entendez-vous par là?
Je vous transporte dans un jardin, sous un berceau; j^ vous donne une rose, et tous demeurez là quelques moments.