‹ Le théâtre (volume 2)Chapitre 245 sur 390 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LE GHËYALIER, LE COLONEL de la Garde mixe; six Suisses venant du o6té gauche, par les coulisses d'avanl-soène.

LE COLONEL, qui est entré le dernier, parlant à la cantonade.

Demeurez cachés ici, et quoi qu'il arrive, ne bougez point avant d'avoir entendu le son du cor. Au moment où il cessera, courez sus et faites prisonniers tous ceux que

vous trouverez dans ce jardin. (Aux Suisses qui sont sur le théâtre.) Vous, faites attention au même signal. Quatre secachen. 30

960 LE GRAND GOPHTE.

ront à la grand'porle. Laissez entrer tous ceux qai le voudronty mais que personne ne sorte.

DN SUISSE

Entrer tout le monde, sortir personne.

LE COLON F L

Et celui qui voudra sortir, arrétcz-le.

UN SUISSE

Nous Tempoignerons bravement.

LE COLONEL

Aussitôt que le cor se taira, amenez id tous ceux que voiis aurez arrêtés. Deux de vous garderont la porte.

UN SUISSE

Oui, mon colonel. Mon camarade et moi nous amènerons les prisonniers, et Michel et Dusle resteront à la porte, de peur que quelque autre ne vienne à se glisser dehors.

LE COLONEL

Allez donc, mes eiifants ; allez, c'est bien comme cela. (Les quatre suisses s'eu vont.) Vous deux, allez VOUS placer eiiT^lron a dix pas d'ici, dans le feuillage; vous savez le reste.

UN SUISSE

Bon.

LE COLONEL

Ainsi,, chevalier, tous nos postes sont occupés. Je doute qu'un seul nous échappe. Mais, à ne vous rien cacher, je pense que c'est à cette place que nous ferons la meilleure prise.

LE CHEVALIER

Gomment cela, monsieur le colonel.

LE COLONEL

Puisqu'il est question d'affaires galantes, ils choisiront certainement ce petit endroit. Dans le reste du jardin, les allées sont trop dioites, les places trop claires. Ce bosquet, ces berceaux sont assez épais pour favoriser les larcins amoureux,

LE CHEVALIER

Je serai bien en peine jusqu'à ce que tout ceci soit fini.

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