‹ Le théâtre (volume 2)Chapitre 27 sur 390 · ACTE QUATRIEME SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME SCÈNE I

IPHIGÊNIE, seule.

Lorsque les dieux destinent à un enfant de la terre une suite de souffrances, qu'ils lui préparent un passage terrible de la joie à la douleur et de la douleur à la joie, alors ils font naître pour lui dans sa patrie ou sur un rivage lointain un ami paisible, qui viendra à son secours dans les heures de la peine. 0 dieux ! bénissez notre Pylade dans toutes ses entreprises, il a le bras du jeune homme dans le combat, et l'œil perçant du vieillard dans le conseil : car son âme est calme; elle conserve le saint et inépuisable trésor»du repos, et il offre avis et secours aux malheureux pour les tirer de l'abîme. Il m'a arrachée à mon frère, que je regardais toujours avec un nouvel étonnement sans pouvoir cçntenir mon bonheur, et que je retenais dans mes bras sans songer au péril qui nous environne. Tous deux en ce moment, pour exécuter leur dessein, se dirigent vers la mer, où. leur vaisseau caché dans une baie et leurs compagnons attendent leur signal, lis m'ont suggéré les sages réponses que je dois faire au roi, s'il envoie ici et commande plus impérieusement le sacrifice. Âh ! je vois

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