‹ Le théâtre chez-soiChapitre 22 sur 30 · SCÈNE VIL LÉANDRE, COLOMBINE, à table, PANTALOiN ET SOLITUDE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL LÉANDRE, COLOMBINE, à table, PANTALOiN ET SOLITUDE

montés sur leurs chaises derrière le paravent. LÉANDRE, rentrant, un flacon d'aniselte à la main.

Je n'ai pas été longtemps, ma chère Colombine, et voici ton anisette. Ah ! c'est gentil, cela! Pour la peine, faites vite une risette à votre petit mari? (coiombine lui sourit. — Etonné.) Ah!... OU dirait qu'elle m'a souri. (Haussant les épaules.) Ce quc c'cst, Cependant, que l'illusion! Ecoute un peu^, ma chère amie... (n lui prend la

main et retire vivement la sienne.) Ah! mon DieU ! CU vérité,

j'ai cru toucher la vraie main de Colombine î J'en suis

tout troublé. Voyons, voyons! (Il verse deux petits verres d'anisette, en place un devant Colombine, et l'autre devant lui ; mais au moment où il va boire le verre de Colombine, celle-ci le prend automatiquement et le boit.)

LÉ ANDRE, se levant, effrayé, et reculant.

Ah! mon Dieu! Je ne rêve pas! j'ai vu... Est-ce le diable?

(Colombine lui tend les bras.) COLOMBINE.

Léandre, c'est moi.

PANTALON ET SOLITUDE, applaudissant du haut du paravent.

Bravo ! bravo I la vraie Colombine.

(ils descendent et entrent en scène.) LÉANDRE.

Que vois-je! mon beau-père, Solitude?

COLOMBINE, qui s'est levée.

Et ta Colombine, elle-même, qui ne croira jamais aimer trop le plus fidèle et le plus rare des fiancés!

(Elle lui tend la main.)

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