LE FACTEUR
Merci bien, monsieur. Salut à la société, (ii sort.)
LE VICOMTE, tenant sa basque.
Mais alors, mesdames, je me suis présenté devant vous sans... (ii la montre.) (Riant.) Ah ! ah ! ah ! Vous avez dû me trouver bien ridicule !
MADAME GRANDIN
Mais non! pas trop.
LE VICOMTE, riant.
Ah ! ah ! ah ! convenez que l'aventure est piquante ?
MADAME GRANDIN, vexée.
Oui... en effet... très piquante, (a part.) Ah! mon Dieu ! Et Anatole ! (a demi-voix.) Anatole?
ANATOLE
Maman ?
MADAME GRANDIN, s'approchant.
Vite ! (Elle enlève l'épingle et rabat la basque.)
LE VICOMTE, qui est allô porter sa basque sur une chaise.
Que d'excuses j'ai à vous faire. Vous me pardonnerez, je l'espère, en ne voyant en moi que la victime, la pauvre victime d'une portière... de sleeping-car?
JEANNE, bas à miss Spencer.
Ah ! mon Dieu ! Et nos lettres ?
MISS SPENCER
Aoh! yes! Stioupides, nos lettres! (EUes vont à la tabie
et les déchirent.)
AMBROISINE, entrant.
3[adame est servie.
LE VICOMTE
Bravo ! à table, alors. (Il offre son bras a madame Grandie.)
Chère madame...
ANATOLE, à part.
Ah ! j'ai compris. Et ceci prouve, avec Rabelais, qu'il y a toujours eu, et qu'il y aura toujours des moa-\ tons de Panurge.
(Musique. — Rideau.)