‹ Le théâtre complet de WagnerChapitre 103 sur 166 · SCÈNE III Les Précédents, Albérich · texte numérisé non relu

SCÈNE III Les Précédents, Albérich

Le heaume attaché à sa ceinture, armé d'un fouet, Albérich pousse devant lui une troupe de Nibelungs, chargés d'objets d'or et d'argent qu'ils entassent. Puis, apercevant les dieux, il s'inquiète et chasse Mime à coups de fouet. Les Nibelung tardant à obéir, il prend l'anneau à son doigt, le baise et le tend d'une façon menaçante vers les gnomes qui s'enfuient en hurlant et disparaissent dans les galeries. Albérich regarde les dieux avec méfiance et reconnaît Logue. Aigrement, la conversation s'engage, le Nibelung menace tous les dieux : « Vous qui souriez dans l'azur, vivez, aimez, ma main armée de l'or vous frappera. L'amour sera maudit par tous... Vos femmes s'amusaient de mon désir, je saurai les plier au plaisir quand l'or du gnome surgira de terre. » Logue s'étonne, admire, mais lui objecte qu'on peut lui ravir l'anneau pendant son sommeil. Albérich alors lui vante le casque d'invisibilité forgé par Mime, et, pour éblouir le Dieu qui excite sa vantardise, il met le heaume et dit l'incantation. « Dragon effroyable, déroule tes anneaux. » A sa place, un monstre énorme paraît. Logue simule une grande frayeur et lui suggère la métamorphose opposée :

Albérich met le heaume de nouveau et dit. « Rampe crapaud sur ton ventre. » Sitôt il disparaît, et l'on voit un crapaud qui se traîne ; Wotan met le pied sur la bête, tandis que Logue arrache le casque, Albérich a repris sa forme et se tord sous les cordes que Logue lui jette.

Malgré la fureur du Nibelung, les dieux l'entraînent, on les voit disparaître.

La scène change à l'inverse du second tableau.

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