SCÈNE VII Gurnemanz, Parsifal, à l'écart Kundry
La mère de Parsifal se nomme Herzeleide ; il a grandi dans la forêt ; lui-même il s'est taillé son arc pour chasser les aigles.
Kundry raconte encore qu'il fut mis au monde lorsque son père Gamuret fut tué. Sa mère, pour le préserver d'un semblable sort, l'a élevé dans la forêt.
Lui évoque le souvenir de chevaliers en armure montés sur de beaux destriers. Il voulut les suivre ; il s'égara ; il eut à lutter contre les fauves et les hommes. Kundry se porte garante de sa vaillance. Gurnemanz lui représente sa mère pleurant sans doute de son absence.
« Sa mère est morte, dit Kundry. » Parsifal lui saute à la gorge. Gurnemanz délivre l'étrange femme ; le jouvenceau se trouve mal. Kundry est allée remplir une corne, mouille le visage de Parsifal et le fait boire : « Celui-là conjure le mal qui lui' répond par le bien, » approuve Gurnemanz. « Je ne fais pas le bien, je veux: le repos. Dormir, non. Vain effort... il le faut. » Elle tombe en catalepsie derrière le buisson. On voit passer la litière d'Amfortas et son cortège.
Le morceau symphonique, l'interlude du second tableau, débute sur le thème des cloches qui devient la marche des chevaliers. Après vient la plainte de Jésus.