‹ Le théâtre d'Alexandre Hardy (volume 2)Chapitre 53 sur 203 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

ALPHONSE, RODERIG, FERNANDE.

ALPHONSE

Mis a mesme le chois des fortunes du monde Ou des vœux que iadis le souuerain de l'onde oi Au braue fils d'Aegée octroya, deuinez

Duquel iaccepteroy les dous fruits moissonnez, Duquel se borneroit l'affection contente, 90 Quiconque soudra mieux l'eni^me sans attente S'asseure d'obtenir vne discrétion Qui mérite trouuer telle solution.

RODERIC

93 Possible enuiez vous les lauriers d'Alexandre. ALPHONSE.

Oncques vne fureur ne me fit là descendre.

FERNANDE

Amoureux de nature il y auroit danger 96 Que le sort désiré du Phrygien, berger

En la possession d'vne beauté diuine, [117]

Ou vise ce souhait a peu prez ie deuine: ALPHONSE.

99 Vous n'en allez pas loin, toutefois rechercher Vne estrange beauté qui me constat si cher Nullement; la victoire a peu de peine aquise 2 Et à peu de péril , i'estime plus exquise ? RODERIC.

Pourueu de ce rameau qui conduit aux enfers Qui met la liberté des plus chastes aux fers, 5 Tolède ne connoist Dame qui vous refuse, Venaison qui s'eschape encore qu'elle ruse, Qu'elle ne tombe pas prise de plein abord 8 Premier que destourner on la tire du fort.

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