‹ Le théâtre d'Alexandre Hardy (volume 3)Chapitre 204 sur 230 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

IS ANDRE, ALPHEE.

57 TNCORRIGIBLE, exécrable vipère,

I Qui fais mourir, & reroourir ton père.

Fille rebelle à mes commandemens, [4851

60 Qui sous ce front hypocryte démens

Vue luxure en l'âme enracinée,

Vne fureur de paillarde effrénée, 63 Que pourras-tu coupable répliquer?

Et quel mensonge irapourueu fabriquer.

Sur l'entreueuë impudique permise 66 A ce pasteur qui rit de la sottise?

Non, peu s'en faut qu'auec ces propres mains

le ne t'étoufe opprobre des humains.

ALPHEE.

69 Mon innocence ose dire acccnsée,

Qu'à la fenestre acheuant ma fusée,

Daphnis passoit, oii veue à son salut 72 Le mien manquer du deuoir ne voulut,

Tous nos discours finis en trois paroles,

Où bien il faut insensibles idoles, 75 Estre du tout perclus de sentiment.

Où auancé rendre ce compliment.

ISANDRE.

Et le fuseau que tu allas inscrire?

ALPHEE.

78 Confuse helas! ie ne sçay plus que dire.

Parle, répon sur le principal point.

Ce murmurer ne te garantit point.

ALPHEE.

81 La peur de vous plus craint que le tonnerre, Me le fit choir d'entre les doigts k terre.

ISANDRE. [486]

L'effronterie! ô la méchanceté!

84 Ce que tu fais conuainct ta fausseté,

Ne fis-tu lors à ce pasteur atendre.

Que le fuseau sur son écorce tendre, 87 Luy enseignât l'heure du rendez vous?

N'embrase plus le feu de mon courous,

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