‹ Le théâtre d'Alexandre Hardy (volume 4)Chapitre 175 sur 242 · V. 874-912. TRAGI-COMEDIE · texte numérisé non relu

V. 874-912. TRAGI-COMEDIE

Or que sa vérité nous soit plus que notoire, Que Ton touche de l'œil ce honteux accident 7(3 Capable d'éblouyr le cerueau plus prudent.

PHILIPPE

Abus, abus, iamais vne pareille audace Ne tomba dans l'esprit de personne si basse,

79 Mais mon fils disparu d'autre condition, Attireroit sur luy quelque suspition, Or ce qui me retient dauantage en ceruelle,

82 Aucun des siens icy n'en donne la nouuelle. ARISTANDRE.

Sire, le premier bruit l'emporte courageux, A suyure les auteurs de ce dol outrageux, [427]

85 Où l'instinct le conduit de louange cupide. Ainsi qu'vn léurier court l'animal timide ; Dire précisément l'heure de son départ,

S8 le ne le voudrois pas, incertain de ma part, La conjecture parle en ma bouche asseurée, Que la gloire le pousse après telle curée,

91 Que son proche retour ne passera sans fruit. Qu'en pareil cas tousiours la pieté produit.

PHILIPPE

N'attendons, préparez, d'occasion meilleure, 94 Ces Thraces ass;\illis sans aucune demeure, La feinte superflue, il faut il faut marcher. Et plus belle en plein iour la victoire arracher; 97 Mon âge vigoureux auec même allégresse

Qu'en son printems se porte aux actes de prouesse, . Coursier qui généreux des premiers veux courir, 00 Vn séjour fainéant me feroit remourir, Ce martial aspect qui m'influa la vie, De gloire iusqu'icy non iamais assouuie, 3 M'oblige à vous conduire, indomtables guerriers, Où chacun se couronne à même les lauriers.

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