‹ Le théâtre d'Alexandre HardyChapitre 11 sur 220 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

AGAMEMNON, MENELAS, AIAX, NESTOR.

AGAMEMNON

DEpuis l'ennuieux cours d'vn siège de dix ans Où Mars fit remarquer ses tours plus inconstants ; lù Siège fatal à plus de belliqueuses âmes.

Qu'au firmament la nuict n'estincellent de fiâmes,

Que Sigee en hyuer n'a de grands flots tortus 16 Par l'orage grondant ses riuages battus;

Depuis ie ne croy point que le camp Argolide

Ait de faute commis à son los plus perfide, 19 Plus vtile au respit de l'ennemy deffait,

Qu'vne trefue auec luy que dernière on a fait;

Imprudens nous laissons reprendre à vn Anthée 22 Du baiser maternel vne force indomptée :

Nous laissons eschapper le Lion de nos rets;

Pour brigand retourner en l'horreur des forests, [14] 25 Nous permettons, charmez, que Troye subjuguée.

Amené à son secours l'assistance briguée

De cent peuples voisins de son or alléchez;

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