V. 1115-1150. TRAGI-COMEDIE
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Qui voudra s'arrester à la pluralité,
16 Tous les plus gens de bien de toute qualité, Obligez au defunct par mutuelle grâce, Ne permettront le Sceptre estrangé de sa race,
19 T'attendent de pied coy présomptif héritier,
Qu'il voulut à son sang luy-mesme apparier, •
loint les rares vertus que le Ciel te prodigue,
22 Certain ambitieux sous vne sourde brigue Terniroit volontiers la splendeur de leur foy, Mais trop foible de reins il ne peut rien de soy,
25 Ta présence suf6t à réduire en fumée
Tels complots qui n'ont point de racine germée.
Sur l'arène semez, bref qui nuls de valeur [364]
28 Ne luy présagent rien que honte, & que malheur.
ADIMACHE.
Résolu d'employer l'extrême promptitude,
A ranger de bonne heure vn peuple en seruitude, 31 Calmant les flots émeus de la diuision.
Nos factieux surpris a leur confusion.
Reste que ce voyage au possible ie presse, 34 Pour attirer les cœurs, suiuy de ma Maistresse.
MACENTE.
Prudence merueilleuse! attendu qu'elle fait
Plus qu'vn monde guerrier la conduite d'effet, 37 Que de son Géniteur la reuiuante Image,
Chacun vous prestera le volontaire hommage.
Or débile tu sçais qu'elle ne pourroit pas 40 En mesme diligence accompagner tes pas ;
Auise là dessus ta grandeur préuoyante,
S'elle se veut seruir de ma main foudroyante, 43 Contre tes ennemis qui paroistront d'abord,
Où n'estant pas besoin d'vn belliqueux eftort, [365]
le te rameneray ta moitié bien-aimée, 46 Du desceu paternel par ma bouche informée.
ADIMACHE.
Demeure à me garder ce depost précieux, Comme proche parent, ce sera pour le mieux, 49 Veu que du peuple ayant déjà la bien-ueil lance, le me l'étrangerois auec la violence.
172 ARSACOME v. 1151-1191.