LE CHŒUR DES ROMAINS
Nostre rogue Lyon commence à s'abaisser, /? j^ / A52 Gardons-le de pouuoir iamais se redresser^-JvTHT-^^''^'''^ ^ Que sa submission ne nous touche forcée. Car aussi bien à nous elle n'est adressée ; 55 Reste de colliger les suôrages de tous.
Afin qu'on le condamne, ou qu'on le laisse absous. Edile dépeschez, par chacune lignée 58 Allez de l'arrogant quérir la destinée.
LE SENAT
Lâches souffrirons-nous vn cahos déréglé?
Vn peuple de fureur, enuieux, aueuglé, 61 Du premier du Sénat balancer la fortune?
Nous lairrons nous en luy fouler en sa rancune?
Il faut, s'il est besoin, vnanimes mourir, 64 Mourir tous à ses pieds, ou bien le secourir.
CORIOLAN
Chetif Coriolan! te voila donc la butte D'vn populaire amas, proche de ta recheute ; Voila ta vie en branle, à sa fiere mercy. 0 Clothon ! que n'as-tu ma fusée accomply ? Que n'as tu préuenu en retranchant ma trame, [122] 70 Le sort injurieux de ce second diffame ?
LICINIE.
Suiuant l'ordre ancien, par le récit des loix,
Ta condemnation ne passe que de trois, 73 Le peuple Romulide a modéré ta peine
D]gxil perpétuel, sentence trop huuiaine,
Tu seras pouf jamais de la ville banny, 76 Et trouué dans demain de la teste puny;
Auise d'obeïr autant comme il t'importe,
A ce que la teneur de la sentence porte.
64 CORIOLAN v. 279-312.
CORIOLAN
79 Je luy obeiray, ouy ouy, ie mettray soin
De quitter ces ingrats plustost qu'ils n'ont besoin,