SCENE III
D. ANTHOINE, CORNELIE.
D. ANTHOINE
VNe appréhension sinistre m'épouuente, Lors que du sort humain Testât me représente, Mille infelicitez vraye ombre de nos jours, Que nous voyons trop tard, & préuenus toujours; 17 Outre qu'assez souuent l'homme se fait la bute Des périls méritez, qu'à fortune il impute: L'vn se pert sur l'espoir conceu de sa valleur, 20 Cestuy-cy curieux appelle son malheur. Accident au sujet d'vn amy redoutable.
De qui le moindre mal m'offense insupportable, j^201] 23 Le voila que l'Amour promené vagabond; Ores que la nuit cause vn silence profond,