LE TROUVÈRE
Manrique MM. Delabranche.
Comte de Luna Maurel.
Fernand Ponsard.
Lêonore , Mmes Marie Sasse.
Azuceno Bloch.
Inès Aurélie.
Immédiatement après — du 10 juillet au 10 août — la troupe du Théâtre de la Porte St-Martin donne à la Monnaie une trentaine de représentations du drame flamand de Sardou : Patrie!
Principaux artistes : Dumaine, Charly et Ch. Lemaître; Mmes Fargueil et Léonide Leblanc.
L'orchestre était dirigé par Vizentini.
rail'
Km
MM. VACHOT, directeur.
Lavergne, secrétaire et inspecteur général du contrôle. Bauce, régisseur général.
Carlo, régisseur.
Orchestre.
MM. SINGELÉE, premier chef.
Bosselet, scond chef.
Buziau, second chef, conduisant l'opéra et le ballet. Prosper, organiste.
MM. Morère.
Peschard.
Billion.
MM. Coulon.
Aroy.
Méric.
Blondeau.
Mmes Zina d'Alti.
Derasse,
Sternberg.
Saunier.
Ténors
Basses
MM. Aujac.
Herstall.
Lapjssida.
MM. Maurel.
Chappuis.
Melchior.
Vermatte.
Chanteuses :
Mmes Nordet.
Peschard.
Neulat.
AURÉLIE
5o6 Le Théâtre de la (Monnaie — 1869-70.
Ballet.
MM. Hus, maître de ballet.
Hanssen, régisseur, second maître de ballet.
MM. Deridder, rôles mimes. Mmes Olympia Corilla.
Charançonnay, ) , Rosetti.
„. danseurs. n
PoiGNY, ) CaSSANI.
Hanssen, mime comique. Clara Hus.
Mme Meypart, rôles mimes.
L'ouverture a lieu, non pas le ier septembre, comme d'habitude, mais seulement le 9.
C'est dans les Mousquetaires de la Reine que les pensionnaires de Vachot font, pour la première fois, connaissance avec le public bruxellois : Peschard, premier ténor ; Bouvart, chantant par complaisance les seconds ténors, en attendant l'arrivée du titulaire de l'emploi; MUe Derasse, chanteuse légère; Mlle Nordet, dugazon ; Troy, basse chantante et baryton de grand opéra, qui fut le héros de la soirée.
Ce dernier paraissait sous les traits du capitaine Roland. Au milieu de son grand air éclatèrent des applaudissements si prolongés que l'orchestre fut contraint de s'arrêter. Mais Troy avait continué... Lorsqu'il s'aperçut que l'accompagnement lui faisait défaut, il s'arrêta à son tour. Puis, sur un signe du maestro, orchestre et chanteur attaquent de nouveau, bien en même temps et parfaitement en mesure, — mais pas du tout au même endroit. Les musiciens essayent vainement de « rattraper » l'intrépide Troy, qui continuait bravement, et prennent le sage parti de se taire. L'air du capitaine Roland fut terminé sans le concours de l'orchestre, les musiciens s'étant donné rendez-vous au point d'orgue, où ils retrouvèrent avec eux le public qui couvrit leurs accords de ses bravos.
Aujac, qui avait été successivement premier et second ténor et qui avait fait un stage au Théâtre des Galeries dans le répertoire d'Offenbach, rentrait à la Monnaie en qualité de trial.
Les Huguenots font les frais de la première soirée de grand opéra. (Morère, Coulon, Troy, Méric, Mmes Zina d'Alti, Sternberg.) MUc Sternberg, fille d'un facteur de pianos, est aujourd'hui Mrae Ve Vaucorbeil.
Entre autres réformes, Vachot avait abaissé le prix de l'abonnement, et il laissait aux abonnés la faculté de céder leur loge.
Les débuts et « rentrées » sont rétablis. On constata l'utilité de ce retour aux anciennes traditions, mais on fut déconcerté par un début inattendu et d'un tout autre genre : celui de la claque. Cette
institution, qui ne devait jamais parvenir à s'acclimater dans le Théâtre de la Monnaie, eut maille à partir avec les habitués et la presse. Le directeur en rejeta la responsabilité sur les artistes, qui se défendirent de cette accusation... Et le public chutait, sifflait même, chaque fois que les chevaliers du lustre battaient des mains.
Le 2 octobre, réouverture du Théâtre du Cirque, par une troupe italienne, sous la direction de M. Coulon :
Ténors ; MM. Bolis — Augusti — Minetti; — baryton : Mendioroz ; basse : Scolara. Chanteuses : Mmes Pozzi Brazenti — Luisa Cari — Esther Sessi — Noella Guidi. Chef d'orchestre : Orsini.
Au commencement de novembre, les représentations italiennes sont suspendues pour cause de réparations à la salle. Elles reprennent le 15, mais pour aboutir, le mois suivant, à une déconfiture générale.
Les débuts les plus éclatants furent ceux de MUe Jeanne Devnès, dans la Traviata. Cette cantatrice, qui épousa plus tard le ténor Dereims, est la sœur de Eidès, de Maurice et d Hermann Devriés. Leur mère, Rosa Devriés, de La Haye, avait donné, en septembre 1848, à la Monnaie une série de représentations fort suivies.
La reprise de Galathée servit de première épreuve à Mlle Adelina Cortez, contralto, qui obtint un magnifique succès de... cheveux, dans le rôle de Pygmalion. Elle s'était affublée dune perruque masculine, dont la couleur fauve ne cadrait guère, paraît-il, avec ses traits. Dans la scène finale du premier acte, un geste brusque fait tomber ce déguisement capillaire, et livre passage à une abondante chevelure d'ébène, qui se répand comme un flot d'encre sur les épaules de l'actrice. On juge de la confusion du pauvre Pygmalion ; mais le public, blasé sur les chignons postiches et tous les artifices de la coiffure théâtrale, le public, émerveillé de voir de vrais cheveux, — car les cheveux noirs de Mlle Cortez étaient bien à elle, - le public, oubliant le personnage, la situation, l'illusion scénique, fait à la femme une chaleureuse ovation. Cet incident, qui eût produit une recette si on avait pu l'annoncer sur l'affiche, devint l'épisode capital de la soirée.
Le ier décembre, concert organisé par l'imprésario Strakosch, la Messe de Rossini.
Quelques jours après, // Trovatore, par la troupe des Italiens, de Paris. En janvier, représentations de Roger, qui commence par le Prophète. Le 1 1 février, Une folie à Rome, opéra comique, musique de Ricci.
En février, MUe Wertheimber.
Le 14 mars, « première » de les Roussalkas, opéra en deux actes, musique de Mrae la baronne de Maistre; succès d'estime.
Un concours avait été ouvert à Paris pour la composition d'un opéra comique en trois actes sur un poème de de Saint-Georges, intitulé le Florentin. Parmi les partitions les plus remarquées se trouvait celle d'un jeune compositeur lyonnais, Emile Pichoz. Cet ouvrage est reçu à la Monnaie ; la direction le met à F étude, dès les premiers jours de décembre. Le Florentin fut joué au bénéfice de Singelée, le 29 avril 1870, par Mme Devriès, MM. Nordet et Peschard et... n'eut pas de lendemain !
En cette année 1869- 1870, devait se produire un événement de la plus haute importance : l'apparition d'une œuvre de Wagner sur le Théâtre de la Monnaie. C'est grâce à l'influence et aux incessants efforts de Brassin que Lohengrin dut sa première exécution en français. L'éminent pianiste parvint, à force d'adresse et de diplomatie, à entraîner Vachot dans cette périlleuse entreprise, et il obtint le concours du capellmeister, Hans Richter, l'ami et le disciple de Wagner, qui conduisit les études.
Les répétitions de Lohengrin furent marquées par des accidents de toute nature ; de plus, il fallut engager le ténor Blum pour remplacer Peschard, qu'une grave maladie forçait à garder le lit; pendant les travaux nécessités par la préparation de cette importante « première », Hans Richter eut avec le directeur un nombre considérable de démêlés, que Léon Dommartin a plus tard rappelés de très spirituelle façon : (1)
Un bon type, ce Richter, et un fameux musicien. Il fallait le voir aux prises avec le père Vachot, qu'il appelait, dans son jargon germanique, « Mosié Fajotte », de l'air d'un carnassier qui aiguise ses crocs.
Richter, doux comme un agneau dans les circonstances ordinaires de la vie, devenait féroce, dès qu'il s'agissait de son idole. Le père Vachot avait sa manie d'arrangement, voulait sabrer à tort et à travers dans l'opéra; l'autre poussait des hurlements, prenait à témoin les dieux et les hommes, les chanteurs, l'orchestre, les machinistes et les pompiers ; il allait gémissant d'une voix lamentable, faisant de grands bras :
— « Il me coupe tout ! Ih me coupe tout ! ! ! »
Mais l'idée la plus triomphale du père Vachot fut celle d'introduire un ballet au second acte, — sous prétexte que ça manquait de divertissement ! ! !
Une bonne petite entrée de ballet à la suite du cortège nuptial arrangerait tout.
Ce jour-là, Richter, suffoqué par l'indignation, pensa mourir. — Vachot aussi, — l'autre ayant parlé sérieusement de l'étrangler.
(1) La Chronique.
Le Théâtre de la fMonnaie. — 1869-70. 509
Lohengrin remporte un éclatant succès, malgré les imperfections de sa mise en scène. La moyenne des dix premières recettes fut de 3,500 francs.
Empruntons à M. Charles Tardieu (1) l'intéressante description de la physionomie de la salle, le soir de la « première ».
On respire à peine. Les dames s'éventent, les hommes passent leurs mouchoirs sur leurs fronts ruisselants. Tout le monde est brisé. Abandonnons notre stalle, et faisons un tour dans les couloirs pour nous remettre, et pour recueillir les impressions d'un chacun. Quel changement depuis dix ans ! Je me rappelle le concert donné, dans cette même salle de la Monnaie, par Richard Wagner, dirigeant l'exécution de quelques morceaux de son œuvre. La foule applaudissait, parce que l'effet de cette musique est irrésistible ; mais, pendant les entr'actes, que de sarcasmes isolés, que d'éreintements de parti pris! J'entends encore des gens qui n'avaient prêté à l'exécution qu'une oreille discrète et prévenue, et qui, jugeant sur la foi de critiques allemands et français, adversaires passionnés de la nouvelle école, faisaient des gorges chaudes de la musique de l'avenir. La musique de l'avenir ! Cela disait tout. Le mot de Bischoff, le critique défunt de la Gazette de Cologne, ce mot faussement attribué à Wagner lui-même, avait fait fortune. Tannhœuser, Lohengrin et le reste, c'était la musique de l'avenir, donc cela était absurde et détestable, et, parmi les musiciens eux-mêmes, plus d'un, aujourd'hui converti par l'étude à l'admiration de cet art nouveau qu'il ignorait alors, ne se gênait nullement pour condamner sans remission les conceptions insensées de cet audacieux Wagner, de ce téméraire, de ce révolutionnaire, de cet ambitieux auquel on refusait alors assez généralement le génie et la science. On ne le condamne plus aujourd'hui. On ne le dénigre plus avec le même sans-façon, et, à en juger par le public de la première représentation, ses partisans paraissent avoir la majorité. Sans doute, il y a encore des débineurs grincheux, et je puis même vous citer quelques débinages assez amusants. On disait à un artiste de l'orchestre : « Wagner vous a taillé de la besogne. Votre tâche semble des plus ardues. )> — « Oh ! non, répond le symphoniste ; rien de plus facile ; on entre, on commence et l'on finit quand on veut. » — La plaisanterie est drôle, mais elle n'abusera que ceux qui n'auront aucune idée de l'instrumentation savante et voulue du maître novateur. Peur donner dans ce panneau, il faut n'avoir jamais lu ou entendu une note de Wagner. Autre exemple : Je passais derrière le parterre, après le premier acte, lorsque j'entendis un artiste distingué, dont la voix de ténor et le talent de chanteur ont fait jadis les beaux jours du Théâtre de la Monnaie, pendant plusieurs campagnes, résumer ainsi son opinion : « C'est du Verdi tout pur. » Pourquoi pas de TOffenbach ? La boutade serait plus gaie, et moins éloignée de la vérité, car Offenbach blague, le rire aux lèvres, ces mêmes traditions lyriques que Wagner démolit le plus sérieusement du monde. Offenbach donne à la fortune des chiquenaudes, Wagner des coups de lance. Du Verdi tout pur I Impossible de tomber plus mal. Mais ce ne sont là que des mécontentements exceptionnels qui se cachent dans les petits coins. Notez, je vous prie, ce contraste : il y a dix ans, aimer et défendre Wagner, c'était faire preuve de mauvais goût et d'imbécillité. A ce jeu on passait pour un ignorant ou pour un fou. Les plus indulgents vous tournaient le dos en refusant de discuter une opinion que Ion daignait n'attribuer qu'au désir de braver le sentiment public, pour vous créer à peu de frais une originalité. C'était la mode de conspuer Wagner; maintenant la mode a tourné, et je vois bien des gens qui, sans conviction, sans aucune idée personnelle en matière d'art, se paient le genre de l'admiration wagnérienre, parce qu'elle est bien portée. Hier, le wagnérisme était un paradoxe ou une hérésie; aujourd'hui, c'est déjà une religion ; espérons que demain ce ne sera pas un fanatisme aveugle et indépendant.
[1) Le. Précurseur.
5io
Premières Représentations.
1870. 11 février. — Une Folie à Rome, opéra comique en 3 actes, de Wilder, musique de Ricci frères (Mmes Jeanne Devriès, Peschard, Amélie. MM. Troy, Froment, Ricquie-, Delaunay.)
14 mars. — Les Roussalkas, opéra en 2 actes, d'EDM. Morvan, musique de Mme la baronne de Maistre. (Mme Fidès Devriès. MM. Troy, Peschard, Aujac.)
22 mars. — Lohengrin, opéra en 3 actes, adaptation française de Nuitter, musique de Wagner.
Henri L'oiseleur MM- Pons.
Lohengrin JSi.um.
Frédéric de Trébarnond . . . Troy.
Le Héraut Maukel.
Elisa de Brabant Mmes Sternberg.
Ortrude . Derasse.
29 avril. — Le Florentin, opéra comique en 3 actes, de Saint-Georges, musique de Pichoz. (xMmes Devriès et Nordet. M Peschard) — une seule représentation.
Ballets.
1869. 10 septembre. — Un Bal sous Louis XIII,
1 acte, par Hus
15 octobre. — Divertissement, par Hanssen. 15 décembre. — Un Bal masqué.
1870. 11 janvier. — Une Fête nautique, 1 acte, de Lagye et Hanssen.
i6 mars. — Les Belles de Nuit, 1 acte, de Stoumon.
8 juillet. — L'Argentier de la Cour, drame national inédit, de Louis Hymans, J Rousseau et Ariste. 5 actes et 7 tableaux.
Jean de Louvain MM. Ariste.
Jonathas Emmanuel.
Godcfroid d'Eslinncs. . . . Rosambeau.
Le Pleban de Ste-Gudule . . Scipion.
Esaù Petit.
Le duc Warccslas .... T. Rolland.
Maître Sausse Cicery.
Ortbert Dewinter.
Marie d'Lmblcvc Mmcs J. Clarence.
Rebecca Marty.
La Duchesse Buguet.
Un Page Durieux.
Chef d'orchestre ; Durieux, du Théâtre des Galeries.
Répertoire (reprises).
Les Huguenots.
Le Prophète
Robert le Diable.
La Muette de Portici.
Guillaume Tell.
La Juive
La Favorite.
Lucie de Lammermoor .
Le Trouvère.
Rigoletto.
Don Pasquale.
Le Comte Ory.
Violetta.
Martha.
Les Mousquetaires de la Reine.
Le Barbier de Séville,
La Dame Blanche.
Haydée.
Fra Diavolo.
Maître Pathelin.
Si fêtais Roi.
Le Postillon de Lonjumeau.
Le Chien du Jardinier.
Le Voyage en Chine.
Mignon.
La Fille du Régiment.
Le Maître de Chapelle.
Le Chalet.
Les Noces de Jeannette.
Galathée.
Le Bouffe et le Tailleur.
Bonsoir, Monsieur Pantalon.
Les Amours du Diable.
Bonsoir Voisin.
Le Nouveau Seigneur du Village.
Appointements mensuels.
Morère, 5,500 francs ; M. et Mme Peschard, 5,500 francs; Froment, 1,500 francs; Pons, 1,400 francs; Chappuis, 425 francs; Delaunay- Ricquier, 1,300 francs; Troy, 3.500 francs; Maurel, 500 francs; Aujac, 800 francs; Cifolelly, 300 francs ; Lapissida, 450 francs.
Mmes Devriès, 3,250 francs ; Derasse, 2,500 francs ; Sternberg, 1,500 francs; Cortez, 1,800 francs; Nordet, 2,000 francs ; Neulat, 500 francs.
5ii
Remplacements d'Artistes.
Méric remplacé par Ricquier-Delaunay.
Coulon » Pons.
Mme Saunier remplacée par Adelina Cortez.
Mlle d'Alti » Devriès.
Peschard, malade, est remplacé à différentes reprises par Blum, qui, ensuite, lui succède entièrement.
Mlle Olympia Corilla est remplacée par Mlle Schlager.
Artistes en Représentations.
1869 12 décembre. — Delabranche, la Juive. (Recettes, fr. 2.242-50 )
17 décembre. — Concert. Messe de Rossini, sous la direction de Strakosch.
Mme Marie Battu, de l'Opéra
Mme Alboni, contralto.
Hohler, premier ténor du Théâtre de S. M. (Londres).
Tagliafico, basse du Théâtre de Covent-Garden.
M,le Théresa Carreno, pianiste.
Henri Vieuxtemps, violoniste.
Botesini, contrebassiste.
Trenka, accompagnateur.
22 septembre — Artistes du Théâtre Italien de Paris. // Trovatore. Mmes Krauss et Morensi MM. Nicolini, Verger, Sallard et Arnoldi.
1870. 2 janvier. — Roger, de l'Opéra, le Prophète, (Recettes, fr. 3,130-75.)
13 février. — Mlle Wertheimber de l'Opéra, le Prophète. (Recettes, 2,280 francs.)
Bouvard, deuxième ténor.
Dequerci, premier ténor du Théâtre de Lille.
Blum, ténor du Théâtre Lyrique de Paris.
Armandi, premier ténor.
Harvin, premier ténor.
Mme Vinoy, première chanteuse du Théâtre de Gand.
Mme Pradal, première chanteuse du Théâtre de Liège.
M1I? Landouse, harpiste.
Lys, premier patineur du Théâtre Impérial de Paris.
Mlle Adraken, première patineuse.
Artistes engagés au cours de la saison.
Froment et MUe Devriès.
Représentations Extraordinaires.
1869. 24 septembre. — Représentation gratuite à midi. La Dame Blanche. Le soir. Robert le Diable. Subside communal fr.
25 septembre. — A midi. La Favorite .
9 octobre. — Philharmonie
20 octobre. — Grande Harmonie .
27 novembre. — Société Française .
7 décembre. — Grande Harmonie .
16 décembre — Grande Harmonie .
17 décembre. — Messe solennelle de Rossini par la troupe de Strakosch.
18 décembre. — Bal de la Société Française
1870. 6 janvier. — Société Française, de bienfaisance. Don Pasquale.
14 janvier. — Grande Harmonie.
22 janvier. — Société Française .
29 janvier. — Grande Harmonie .
3 février. — Spectacle gala. Rigoletto 12 février. — Société Française .
19 mars — Pour la crèche de Molenbeek-St-Jean. Si fêtais Roi .
20 mars — Société Française.
8 avril. — Pour les enfants de feu Lavergne. Les Roussalkas, opéra inédit
16 avril — Société Française . .
19 avril. — Société Française .
23 avril. — Pour les victimes de St-Gilles, grand concert donné par les Chasseurs volontaires. La musique des Grenadiers Belges, la Société Royale orphéonique de St-Gilles et les artistes du théâtre.
30 avril. — Grande Harmonie.
9 mai. — Représentation au bénéfice de Poigny, danseur, pour son exemption du service militaire. Lohengrin .
Recettes.
1869. Septembre fr. 56,750 14
Octobre . 48,317 01
Novembre 5^889 67
Décembre 60,544 09
1870. Janvier. 58,024 09
Février 54,560 14
Mars 56,946 87
Avril 69,065 37
Subvention 80,000 »
A la fin de la campagne, Vachot adresse au Conseil Communal un rapport d'où il résulte que le déficit s'élevait à la somme de fr. 5,040.08 ; il demande un subside pour les réparations de décors et la suppression des débuts et du ballet.
Le 8 juillet, en saison d'été, « première » d'un drame national inédit, de Louis Hymans, J. Rousseau et Ariste : L Argentier de la Cour, qui n'eut que quelques représentations.
Les terribles événements dont l'Europe allait être le théâtre attiraient l'attention publique. A la veille de tant de désastres et de deuils, une immense anxiété s'emparait de tous les esprits. On comprend que le spectacle, de quelque genre qu'il fût, n'attirât personne. La parole était au canon...
MM. VACHOT, directeur.
Lavergne, secrétaire et inspecteur général du contrôle. Bauce, régisseur général.
Carlo, régisseur.
Orchestre.
MM. SINGELÉE, premier chef.
Bosselet, second chef.
Buziau, second chef, conduisant Topera et le ballet Prosper, organiste.
Grand opéra, Traductions, Opéra comique.
Ténors
MM. Warot.
Peschard.
Dequercy.
MM. Christiani.
Falchieri.
MONNIER
Mmes J. Devriès.
F. Devriès.
Sternberg.
Marie Dubois.
Basses
MM. Aujac.
Lemaire.
Lapissida.
MM. Ben-Aben.
Ciiappuis.