ÉTAT DES COMÉDIENS
Noms des actrices.
Mesdemoiselles Durancy, Directrice, les rôles de caractères. Gourville,
Premier rôle.
Destrelle
Leonice, Reine.
Le Brun, )
~ > Seconde et troisième amoureuses.
Deschamps, )
La Chaussée, Seconds rôles de caractère et première confidente.
D'Hainetaire (sic), Première soubrette.
Agathine, Seconde soubrette.
Sophie (Lothaire), Confidente et rôles rompus.
Rosalide, Rôle de jeune fille.
Céleste Durancy,
Rôle d'enfans Eugénie D Hainetaire,
Noms des acteurs.
Messieurs, Durancy, Directeur et premier comique.
Gourville, premier rôle en chef.
Derigni, second rôle en chef.
Dubois, Rois, raisonneurs et pères nobles.
D'Hainetaire, Rôles à manteaux, Crispins et grands troisièmes rôles. Villeneuve, Financiers, paysans et confiJents. Dufresne, Troisièmes amoureux et confidents. Babron, Arlequin, seconds comiques et confidents. Julien, les rôles de niais et confidents. D'Argens, Chantant la basse-taille, et jouant la comédie.
Personnages dansans dans les ballets.
Maîtres de ballet.
Messieurs
La Comme, premier danseur et maître des ballets en chef.
La Maire, ) , , , ,,
T } Danseurs seuls, et maîtres de ballets en second.
Julien, )
Danseuses seules.
Mesdemoiselles
Chateauneuf, ) .,
1 Premières danseuses.
Gourville, )
Grégoire, dansant seule.
Orchestre.
M. de Langellery, maître de musique.
Le répertoire comprend les comédies de Molière, Regnard, Dancourt, .Marivaux, Racine, Corneille. L'opéra-comique fut quelque peu négligé (1). On donna un spectacle gratis pour 1 anniversaire
(1) On ne désigne guère que : Le Poirier, i acte de Saint-Amans; Les Troqueurs, i acte de Dauvcrgnc ; Les amours de Bastien et Iiislicnnc, parodie du Devin du Villigc, par Mm; Favart et M. Harny. Les rôles d'hommes étaient tenus par M11^ Dustrel et Durancj . celui de Bastienne par M. Durancy.
de la naissance de Charles de Lorraine. Il se composait de la Ceinture magique, le Bal bourgeois, Y Entrée gratis.
En 1754, d'Hannetaire, qui avait débuté avec éclat à la Comédie- Française, est rappelé à Bruxelles, à la grande joie du public, et reprend la direction du théâtre, auquel il donne une nouvelle impulsion.
Servandoni d Hannetaire était un descendant de Servandoni, fameux peintre de Louis XIV, le même qui avait décoré l'Opéra de Bruxelles. Il se destinait d'abord à l'état ecclésiastique et avait reçu une brillante éducation, ce qui lui permit de se placer au premier rang, lorsqu'il embrassa la carrière dramatique. Il publia plusieurs écrits, possédait 80,000 livres de rente, fortune considérable pour 1 époque, se laissait volontiers décorer du titre de Monsieur le baron, ou de Monseigneur, et recevait le Prince de Ligne et la société d élite dans son salon, dont les honneurs étaient faits par ses filles et une prétendue nièce : Eugénie, Angélique et Rosalide, appelées à Bruxelles les Trois Grâces. Ces aimables demoiselles devinrent célèbres, grâce surtout à leurs exploits amoureux ; on affirme qu'un haut personnage avait plus que de l'amitié pour Tune et que l'heureux Sigisbée de l'autre fut, plus tard, le comédien Dazincourt, qui se consola avec elle des faveurs perdues de la maîtresse en titre de Richelieu ; elles eurent, au reste, bien d'autres aventures, s il faut en croire certains écrits de l'époque.
A la mort de leur père, en 1780, les deux sœurs disparurent. On ignorait ce qu'elles étaient devenues, lorsque dans ces derniers temps, on apprit qu'elles avaient fini leurs jours en France, l'une en 1806, l'autre en 1822. Eugénie avait demandé le divorce contre son mari, le comédien Larive ; Angélique, mieux partagée, avait hérité d'une fortune considérable que le père de ses deux filles,
Le répertoire de cette période est composé surtout de comédies et tragédies. On cite comme opéras-comiques :
1754* — H était temps ou YEcuyer téméraire, 1 acte. 1755. — Le Maître de Musique, 2 actes ; — le Trompeur trompé, 1 acte de Vadé ; — la
Servante maîtresse, de Pergolèsc.
I75°- ~ Ninette à la Cour ou le Caprice amoureux, 3 actes de Favart et Saint-Amans ; —
les Chinois, parodie del Binese ; — les Amants trompés, 3 actes de Marcouville ; — U
Triomphe de la Musique italienne, prologue écrit pour présenter la troupe au public et
qu'on joua le jour de l'ouverture de la saison 1750.