VALÉRIUS
« La liberté de Rome I »
£n résumé, à part quelques scènes bien faites dans deux ou trois pièces, ce théâtre tragique n'offre rien qui domine une honnête moyenne. On peut lui appliquer la réflexion de Diderot :
« Quand yerra^-on naître des poètes?... Ce sera après les « temps de désastres et de grands malheurs ; lorsque les peu- « pies harassés commenceront à respirer. Alors les imagina- < tions, ébranlées par des spectacles terribles, peindront des « choses inconnues à ceux qui n'en ont pas été les témoins. « N'avons-nous pas éprouvé, dans quelques circonstances, une « sorte dO' terreur qui nous était étrangère ? Potirqubi n'a- « t-elle rien produit? N'avons-nous plus de génie (i) ? »
Et cependant, la Révolution avait un poète, un grand poète. Elle Ta laissé égorger le 7 thermidor an II : c'était André Chénier.