‹ Le théatre de la revolution, 1789-1799Chapitre 88 sur 137 · VALÉRIUS · texte numérisé non relu

VALÉRIUS

« La liberté de Rome I »

£n résumé, à part quelques scènes bien faites dans deux ou trois pièces, ce théâtre tragique n'offre rien qui domine une honnête moyenne. On peut lui appliquer la réflexion de Diderot :

« Quand yerra^-on naître des poètes?... Ce sera après les « temps de désastres et de grands malheurs ; lorsque les peu- « pies harassés commenceront à respirer. Alors les imagina- < tions, ébranlées par des spectacles terribles, peindront des « choses inconnues à ceux qui n'en ont pas été les témoins. « N'avons-nous pas éprouvé, dans quelques circonstances, une « sorte dO' terreur qui nous était étrangère ? Potirqubi n'a- « t-elle rien produit? N'avons-nous plus de génie (i) ? »

Et cependant, la Révolution avait un poète, un grand poète. Elle Ta laissé égorger le 7 thermidor an II : c'était André Chénier.

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