COMMUNE DE PARIS
« Les artistes de l'Opéra viennent dire que, bien loin de
< s'opposer à la représentation des pièces patriotiques, ils les
* ont au contraire accueillies, et ont engagé les auteurs h « composer des ouvrages favorables à la liberté et à l'égalité.
(1) Voir à cet é^rd de curieux détails dans l'oarrage très-iotéressant de MM. Paul Porel et Geor^s DoTai. POdéan. — A. Lemerre. 1870. (i) Ibid., chap. xi, page AA.
* Le procureur de la Commune observe que l'Opéra fut long-
* temps le foyer de la contre-Révolution ; que cependant, en se « plaignant de Taristocratie des administrateurs, l'on a tou- « jours distingué le patriotisme des artistes ; que Ton doit
< néanmoins encourager l'Opéra parce qu'il nourrit un grand
< nombrd de familles et fait fleurir les arts agréables. Il te- « quiert ensuite insertion aux affiches de l'Adresse des artistes
< de l'Opéra, mention civique de leur conduite et promesse de
< la part du conseil de les encourager tant qu'ils seront pa-^ « triotes, et de les défendre contre les persécutions de leurs t ennemis. » (Adopté,)
Real ajoute que plusieurs acteurs du théâtre de V Opéra ont parcouru les départements pour y répandre l'esprit de la liberté, dont Lais, entre autres, a failli être martyr /... (1).
« Le corps municipal est chargé de faire promptement son « rapport sur la demande des artistes. »
Ainsi encouragés, les artistes fondent un prix pour la meilleure pièce républicaine, comme le constate encore la Gazette nationale du 13 septembre 1793.