‹ Le théâtre de Saint-Cyr (1689-1792) d'après des documents inéditsChapitre 31 sur 121 · SCÈNE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE DEUXIÈME

EUPHRâSIE, aglaé

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Je vous vois rêveuse et distraite.

Je craignois presque d'approcher.

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Nous nous sommes promis une amitié parfaite,

Bt c'est vous que mon cœur choisit pour s'épancher.

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J'aime à voir qu'à mes s JBurs votre choix me préfère

AGLAÉ

La sagesse, chez vous, a devancé les ans, » Voir chapitre XIÏI. pages 16i et suivantes.

Et vous pourriez m^aider a percer un mystère ; Car c'en est un sans doute, une erreur de mes sens. Une illusion passagère Me pourroit-elle être aussi chère ?

La nuit et le sommeil me versoient leurs pavots, Mon âme respiroit cet innocent repos Que nous prépare un jour passé dans la prière ; De subites splendeurs ont ouvert ma paupière. Du côté du midi se lève dans les cieux.

Se fixe une étoile nouvelle ; Sa lumière éclatante attire tous les veux : Tous les astres se sont abaissés devant elle.

Le soleil môme, au liera de Téclipser, Ainsi qu^à son retour il effacé Taurore,

Se plaisoit a lui dispenser Ses rayons les plus chers pour l'embellir encore .

EUPHRÂSIE

Votre. récit fait couler dans mon cœur Avec Tétonnement une douceur secrète.

AGLAÉ

Mais qu'en augurez-vous?

EUPfiRASIE

Des secrets â\x Seigneur, Foible mortelle, hélas! puis-je être l'interprète?

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