SCÈNE DEUXIÈME
EUPHRâSIE, aglaé
BUPBRA8IB
Je vous vois rêveuse et distraite.
Je craignois presque d'approcher.
JlQLAÛ
Nous nous sommes promis une amitié parfaite,
Bt c'est vous que mon cœur choisit pour s'épancher.
BDPHRA6XK
J'aime à voir qu'à mes s JBurs votre choix me préfère
AGLAÉ
La sagesse, chez vous, a devancé les ans, » Voir chapitre XIÏI. pages 16i et suivantes.
Et vous pourriez m^aider a percer un mystère ; Car c'en est un sans doute, une erreur de mes sens. Une illusion passagère Me pourroit-elle être aussi chère ?
La nuit et le sommeil me versoient leurs pavots, Mon âme respiroit cet innocent repos Que nous prépare un jour passé dans la prière ; De subites splendeurs ont ouvert ma paupière. Du côté du midi se lève dans les cieux.
Se fixe une étoile nouvelle ; Sa lumière éclatante attire tous les veux : Tous les astres se sont abaissés devant elle.
Le soleil môme, au liera de Téclipser, Ainsi qu^à son retour il effacé Taurore,
Se plaisoit a lui dispenser Ses rayons les plus chers pour l'embellir encore .
EUPHRÂSIE
Votre. récit fait couler dans mon cœur Avec Tétonnement une douceur secrète.
AGLAÉ
Mais qu'en augurez-vous?
EUPfiRASIE
Des secrets â\x Seigneur, Foible mortelle, hélas! puis-je être l'interprète?