‹ Le théâtre de Saint-Cyr (1689-1792) d'après des documents inéditsChapitre 6 sur 121 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

Cyr dans le costume connu du tableau de Mignard. Après la mort du Roi, Madame de Maintenon emporta ce médaillon à Saint-Gyr où il lut conservé jusqu'à la Révolution. L'une des dernières dames de Saint-Louis, madame de Ville- Ibrt le légua à madame de Gersant dans la famille de qui il est encore.

On nous permettra de remercier ici M. Léon de La Sicotière, ancien député de l'Orne, aujourd'hui sénateur, de l'intérêt qu'il a bien voulu prendre à notre travail et du gracieux témoignage qu'il nous en a donné en nous signalant l'existence de cette belle miniature dont il possédait une photographie *.

Le propriétaire actuel du médaillon, M. le vi-

* En 1865, M. de La Sicotière or";anisa à Alençon une exposition rétrospective des Beaux-Arts. Le portrait de Madame de Main tenon y figura. Nous extrayons du calaloçue de l'exposition la notice suivante, rédigée par M. de La bicotière, sur les indications mêmes de l'exposant ;

• M. le baron Patu de Saint- Vincent, au château de la Pellonnière (Orne).

» 26. — Portrait de madame de Maint enon ; miniature à la gouache.

» Cette précieuse miniature appartenait à Louis XIV qui la portait habituellement sur lui. Recueillie à sa mort par Madame de Maintenon, elle passa dans la maison de Saint-Gyr. Conservée par la dernière abbesse et les dernières religieuses, elle a été léguée par madame de Villeibrt à madame de Gersant, aïeule de M. Patu de Saint-Vincent. »

{Catalogua de V Exposition, des Beaux- Arts , à Alençon^ 21 mai, ^ juin 1865. — Alençon de Broise^ 186o,it^-16, 2" partie, p. 3.)

PBEPACE XI

comte de la Rivière, habite le dc^partement d(î l'Orne ; nous lui avions demandé de vouloir bien permettre que M. Waltner, à qui la photographie ne suffisait pas, allât consulter l'original chez lui : il nous a répondu qu'il ne voulait point que l'habile graveur fit le voyage du Perche, et il a envoyé immédiatement à Paris le précieux portrait dans son cadre d'or.

Il nous est pénible de ne pouvoir reconnaître autrement que par de vaines protestations de gratitude un service rendu de cette façon, mais M. de la Rivière s'estimera assez récompensé, nous en sommes sûr, en admirant l'œuvre fine et charmante qui doit le jour à son exquise obligeance.

Mars 1876.

LE

THÉATBE DE SMNT-CYR

Page 1