‹ Le théâtre des FunambulesChapitre 148 sur 160 · SCÈNE DIXIÈME LBS MÊMES, LB ROI D^ISPAONE · texte numérisé non relu

SCÈNE DIXIÈME LBS MÊMES, LB ROI D^ISPAONE

Le roi d^Espagne n'a rien vu, mais il a tout compris. II pardonne.

— Dans mes bras ! Dans ses bras ! Dans tes bras I ! I...

Les enfants, enfermés dans le bahut, ont grandi, comme par enchantement.

Ils font Invasion sur la scène, en gambadant et en poussant des cris d*aigle.

BalUt

Pas de deux, par Scaramouche et Garguille.

Pas de deux, par le Roi qui, avant, se mouche et étemue huit ou dix fois, et la princesse.

Pas final, par tous les enfants, les domestiques et Gilles.

A la fin du balet, chacun prend une pose comique, ridiculement gracieuse.

Et, la corde qui retient l'infortuné Gilles n'étant plus retenue, il retombe définitivement dans le puits.

Et voilà I

EmIUE DURANDEAU,

simple poëte.

Cette fantaisie extravagante, qu'Hervé eut pu concevoir, et sur laquelle il avait écrit une musique plus abracadabrante encore^ s*il est possible, que rafifabalation par elle-même, eut le tort d'être jouée aux Funambules^ par des artistes remplis de foi, croyant à leur art, ne comprenant pas la parodie.

Un seul, Delaquis, créateur de son rôle aux Folies-Nouvelles, était à la hauteur de sa tâche ; mais, il fut fatalement entraîné dans la chute, par le reste de Tinterprétation.

La folie Hervépileptique n'était pas encore comprise de Tautre côté du boulevard. Le public des Funambules en était encore à frissonner devant La Chaumière des Cévennes ou Les Pirates du Calvados, et lés mimes à y croire.

Cette pantomime avait été jouée, je Tai dit, pour l'ouverture des Folies-NoavelleS; où les spectateurs en communication absolue avec les extravagantes cascades d'Hervé et de Joseph Kelm, lui avaient fait un accueil des plus favorables.

Hervé, dans les idées de qui, cette forme entrait comme dans de la vaseline, avait composé une adorable petite partition, qui accompagnait en les élucidant, les péripéties excentriques de cette épopée charentonnesque.

C'étaient Paul Legrand et Delaquis qui, avaient représenté, lors de la véritable première, cette pantalonnade.

Aux Funambules, on termina Tannée avec : Jeannot et Beau Modèle, pantomime-féerie-arlequinade en 3 tableaux, par Vautier.

PERSONNAGES

Cassandre, vieillard avare H peu riche MM. Michelin:

Arlequin, bûcheron Guntave.

Jeannotf n&)eu de Caeeandre Kalpestri.

Beau Modèle, marquis ridicule sous Louis XV. Vautier, père.

Uq domestique du marquis Alfred.

Colombine, fille de Cassandre M»** Thérèse.

La Fée des Lilas Maria.

Nous retombons — et retomber est ici bien le mot — dans la pantomime classique.

Toutes les scènes réputées amusantes, que Ton a exhibées depuis la création des Funambules, se trouvent amoncelées dans cette pièce.

Bile se termine de la façon la plus attendue et la plus banale.

La Fée des Lilas donne à Arlequin un gros sac d*or.

 la vue du sac, Cassandre, qui, jusqu'alors avait repoussé le Trétillant bariolé, pour lui préférer le marquis de Beau-Modèle, change subitement d'idée, voire d'opinion, et accorde la main de sa fille à Arlequin.

La Fée des Lilas, triomphante, dit :

— Je veux une petite fête pour leurs fiançailles !

— C'est entendu ! fait Cassandre.

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