Scène 8"' et dernière
Le théâtre représente les quais.
« On doit observer que rien n'indique les approches de la grève. •> ,2)
Une foule de monde sort de gauche et se porte du c6té droit.
On entend sonner 4 heures !...
Tout le monde détourne la vue et indique d*un geste que le crime est puni.
On baisse le rideau sur ce tableau.
Vonà cette pantotnime avec loute sa naïveté.
Et je me demande pourquoi le censeur Vauquelin^ représentant de la morale au théâtre, sous le règne vertueux du Roi Charles X, a t«nu avec tant d'insistance a ce que Poulailler ait le visage gracieux et souriant? ^
Il me semble qu'au contraire, la figure atroce des traîtres de mélodrame eût enlevé tout charme à ce détrousseur d'honnêtes et même de malhonnêtes gens.
En l'exigeant beau et de manières aimables, Vauquelîn Ta rendu sympathique; et le repentir de la fin, que le pudique Vauquelin proclame tableau moral, a du achever de gagner la cause du crime au détriment de la vertu, à cette époque où les âmes sensibles versaient d'abondantes larmes, en chantant ou en écoutant chanter : Ce que f éprouve en vous voyant^ Laissez-moi le pleurer ma mère f Où va mon âme ? Jeune fille à Conl noir^ C'est demain quil arrive, Vogue ma nacelle^ etc., etc..
Le but de Vauquelin, n'a pas dû être atteint.
Le rôle de Pierrot était assez effacé. Celui d'Arlequin existait à peine.
Mais leur présence était indispensable ; sans cela, la pantomime eût été considérée comme un mimo-drame et César-Vauquelin l'eût immédiatement interdite.
Cependant M. Bertrand trouvait lourdes les charges de la direction.
Administrer, faire répéter, lire les manuscrits, ce dernier point principalement, tout cela l'ennuyait fort; c'était un travail trèspénible , surtout dans un théâtre où Tafliche se renou velai t aussi sou ve n t .