SCENE DEUXifiME
LA RAGOTTE, descendant I'esealier du fond.
Qui, moDsieur le garde ! depuis zhier.
LE GARDE
C'est bien! alors lout est en ordre. La table, I'^critoire, le coq civil, les papiers!... (la vous derange peut-^tre un peu que le conseil ^culubre ses decisions et tienne ses stances dans voire cabaret, mais il en sera t'ainsite tant qu'on n'aura pas constructionne la mairerie; mais les fonds manquent^ c'est comme ^a parlout. D'ailleurs, pour la location de votre bocal, il vous est allou6 quinze francs par an.
LA RAGOTTE.
OhI ^a n'est pas lourd ; mais ^ane me g6ne pas... ga fait venir de la pratique. .
LE GARDE
Enlevez, s'il y a lieu, les verres, les bouteilles, toutes vos miettes... que je ne regoive plus de reproches de M. le maire. La demiere fois le conseil a sieg6 dans les flaques de vin. On m'a accuse d'etre comprehensible a cause de vos ordures et je veux pus ^tre comprehensible.
LA RAGOTTE.
Cest done aujourd'hui qu'on prime la fille la plus sage de la commune ?
LE GARDE
Qui, une couronne de roses et une action sur le canal de Panama.
LA RAGOTTE.
Les roses ^a sent bon ; mais le Panama, quoi que c'est que ga?...
JUSTINE
Dites done, monsieur le garde, je peux-t'y concourir pour le prix de vertu?
314 LA ROSlfiRE DE VIREMOLLET.
LE GARDE
Je n'y vols pas dlnconv^nient, tant plus les postulanles sont jeunes, tant plus elles sont prisees. — Je vas t'immacuier sur la liste.
LA RAGOTTE.
Dame ! Pourquoi qu'elle attraperail pas ce Panama plutdt que les autres?... Mais v'lk monsieur le maire, c*est encore le plus aierte dc tout le conseil !