SCENE CINQUIEME
FLORE
Et qu'est-ce que vous faites?...
ONESIME
Oh ! pas graad'cliose.
FLORE
Vous chassez?
ONESIME
Non!
FLORE
Vous p^chez?
on£sime.
Oui, quelquefois... des grenouilles...
FLORE
Des grenouilles?...
ON^SIME
G'est tr^s amusant... avec uq ^etit morceau de drap rouge et une ^pingle... et puis la grenouille... c'est parfait... les pattes en fricassee de poulet...
FLORE
Vous avez une belle propri^t^?...
ONESIME
Assez grande^ mais je m'y ennuie tout seul.
FLORE
II ne faut pas vivre tout seul. (a part.) Je lui tends assez la perche!...
ONI^SIME
Et le moyen ?
FLORE, k part.
Imbecile ! (Haut.) Je ne sals pas, moi !
ONl^SIME.
Ni moi non plus.
FLORE
Voulez-vous que je vous indique un moyen ?
ON^SIME
Oui.
FLOUE
Madez-vous, vous vous ennuierez a deux.
ONl^SIME, h part.
Comifie elle m'a regarde... Elle est Men hardie.
FLORE, k part.
II est en mie de pain, (eaut.) A quoi pensez-vous ? -
ONl^SIME.
Je pense que mon oncle cause bien longtemps avec
FLORE, se levant; k part.
Est-il Mte !... (Haut.) Offrez-moi le bras, nous les rejoindrons...
ON^SIME, k part.
Le bras !... Oh ! est-elle hardie !
IlB sorlent.
SCfiNE VI
GRATIN, ouvrant la fendtre ; il est dans sa baignoire, maisen peignoir.
On etouffo dans cette petite salie de bains !... Je n ai pas perdu un mot de ce doux t^te-a-t^te. Pas tort, lo jeune homme... Flore ferait bien toutes les avances, elle est comme sa m^re... Pourquoi ce jeune niais pense-t-il que son oncle cause bien longtemps avec ma femme? Le fait est que ce notaire me semble ^tre beaucoup mieux avec elle qu'avec moi... Si j'allais savoir pourquoi ils se prominent tanti Mais je n'ai rien pour sortir de mon bain... Cette double cruche de Jean a emport6 mes habits... £t j'ai beau sonner... (u sonne.) Je ne puis pourlant pas aller m'assurer de la conduite ou de I'inconduite de madame Gratin dans la tenue de notre pre-