‹ Le theatre des zouaves tableau militaire, mele de coupletsChapitre 24 sur 41 · SCÈNE VXXI · texte numérisé non relu

SCÈNE VXXI

TÊTARD, SIDI-MERLAN, POUSSECOL, et CHICOT, entrant tous les quatre par la gauche, pendant les derniers mots de Bigorneau, BIGORNEAU, assis à droite.

poussecol, aux autres en leur montrant Bigorneau. Tenez, regardez, vous autres I

9IDI-MERLAN.

C’est pourtant vrai ce que nous a dit Champion.

POUSSECOL.

Oui, v’ià bien le moderne qu'il nous a dépeint.

CHICOT, s’avançant un peu.

Faut voir sa boule.

Oh ! que binette !

• SCENE VIH. 27

rOCSSECOL.

Photographie de cantalou !

CHICOT

Ça n’empéche pas qu’il est ficelé dans le chic !

POUSSECOL.

Un chic suprême !

S1DI-MEP.LAN.

Jolie pelure!

TÊTARD

Je m'arrangerais joliment de son gilet.

CHICOT

Et moi de son pantalon, vu que je n’ai qu’un caleçon pour le Bal du Sauvu/je.

Sans compter que v’Ià un habit et un Chapeau qui me coifferaient comme un gant pour jouer mon fashionable.

POUSSECOL.

Eh ben! faut lui emprunter son fourniment.

TOUS

Comment ça ?...

POU SSECOL.

Une idée !... Prêtez-moi vos ouies...

(Il leur parle bas. — Tout ce qui précède s'est dit à mi-voix.) bigorneau, sans les voir, et fredonnan .

L’amour,

Un jour,.

Te prendra, Niccttc ;

L’amour,

Un jour...

Je suis tranquille! un coup d’œil sur la brochure en m’habillant et je tiens mon affaire.

chicot, bas.

Ah ! oui, c’est fameux !

sidi-merlan, à Poussecol, bas.

Va-z-y d’autor !... ;

poussecol.

Chut!... je vas l’esbrouffer carrément... (Il s'approche brus-

Î f uement de Bigorneau.) Eh bien ! cadet, qu’est-ce que vous aites donc ?... (Il lui frappe sur son chapeau.)

bigorneau, se levant vivement et passant au milieu.

Hein ?

Quelle imprudence !

POUSSECOL.

Vous ne tenez donc pas a la vie ?

* Téurd, Sidi, l'icurneia. Pou»» col, Qlicot.

BIGORNEAU

Mais si , beaucoup, j'ai celte faiblesse.

, POUSSECOL.

Et vous restez-t-en bourgeois, malheureux?...

Mais c’est prohibé !

B1CORNEAU.

Ah bah !

POUSSECOL.

Prohibissimé !

BIGORNEAU

J’ignorais la mesure.

11 n’en faudrait pas davantage pour attirer les regards.

POUSSECOL.

Vous faire passer pour un espion.

BIGORNEAU

Un espion !...

• TÊTARD

Aussi les peines les plus sévères...

POUSSECOL.

J’crois bien !... fusillé, rien que ça.

BIGORNEAU

Fusillé !

POUSSECOL.

Carrément!... pour la première fois.

BIGORNEAU

Fichtre !

Et justement voici l’heure do la ronde.

BIGORNEAU

Vraiment!... comment faire?...

POUSSECOL.

Otez-vite votre couvre-amour. (Il lui prend son chapeau et le donne à Sidi-Merlan.)

BIGORNEAU

Moi qui crains le soleil, ça va me faner.

Votre habit maintenant?... c’est ça!... (Il le prend.)

POUSSECOL.

Votre gilet?... Têtard, prends le gilet de monsieur!

bigorneau, le lui donnant.

Je suis bien fâché de la peine.

TÊTARD

li n'y a pas de quoi.

pousskcol, défaisant la cravatte de Bigorneau et la donnant à Chicot.

Allons, Chicot, à toi la cravate !

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