‹ Le théatre espagnolChapitre 70 sur 77 · SCÈNE IX DON GIL. DON DIEGO, GOLONDRO · texte numérisé non relu

SCÈNE IX DON GIL. DON DIEGO, GOLONDRO

DON GIL, criant.

Arrière !... arrière!... arrière!... Ahl... j'ai voulu posséder la beauté! J'ai cru à ces yeux d'étoile, à la pourpre frémissante de ces lèvres, au soulèvement adorable de ces seins nacrés... Je Tai prise dans mes bras... Est-il effroi plus formidable ! Un cadavre ! un cadavre glacé !.., Voilà ce que j'ai étreint.

GOLONDRO, claquant des dents.

Jolie carnation, certes !

DON DIEGO

Tu as vu sans déguisements ce que sont les joies de ce monde.

(ÎOLONDRO. saisi de terreur.

Que les trois Maries m'assistent, et les six Nécessités !

DON GIL, s^attachaot à Don Diego.

Mon père ! mon père ! je suis mort ! Soyez mon refuge ! protégez-moi ! Et que le Seigneur Tout-Puissant me vienne en aide, si sa clémence peut s'abaisser jusqu'à moi ! (Le Démon entre, empoigne Gil et le jette à terre.)

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