I. Yoy. la n. 3 de la page
3. Yoy. Jal. Diction, critique, art. Comédiens ineonnms; et Talleinant, t. V, p. 71, n. Cf. ci-de«soiis. chap. r. p. 171.
56 LE "yiÉATRE FRANÇAIS AYANT LA PÉRIODE CLASSIQUE
Vallei'an et Laporte et autres célèbres acteurs et actrices*. »
D'ailiers, laissons de côté la personnalité de Yalleran ; la permanence d'une troupe chez les confrères se peut établir encore par d'autres preuves.
En i6i!i, les comédiens qui occupent l'Hôtel trouvent leur possession assez longue pour valoir titre, et demanv/. dent qu'on abolisse les privilèges de la confrérie de la Passion '. Leur demande est repoussée, et le nouveau roi Louis XIII. dans des lettres patentes données en décembre i6ia, enregistrées au Parlement le 3o janvier i6i3, confirme tous les a privilèges, libertés, exemptions et franchises s> des confrères, auxquels il permet déjouer ou faire jouer et représenter les mystères profanes oc et tous autres jeux honnêtes et récréatifs... en ladite salle de la Passion, dite l'Hôtel de Bourgogne, et en tous autres
1. Les révélalions de V ombre de Gaultier Garguille nou" vellement apparue au Gros Guillaume, son bon amy, sur le Théâtre de i Hôtel de Bourgogne.. , i634; à la suite des Chansons de Gaultier Garguille, p. p. Éd. Fournier, p. 170. 172. — En 1637. l'ombre de Turlupin parle de même « de l'agréable séjour et des félicités desquelles jouissent nos devanciers : Valleran. Laporte, Vautray. Longueval, Gaultier Garguille, le Gros Guillaume et plusieurs de nos bons amis. » f.e retour du brave Turlupin de r autre monde, déclarant, .sur le superbe et royal Théâtre de VHostel de Bourgogne, les adventures de son voyage... A Paris, M. D. G. XXXVII, p. 8. (Dans les loyeusetez, p. p Techener.)
(( Perrinc qui. de son temps, sous Valleran et Laporte, fut un personnage incomparable ». dit Marolles, t. [II, p. ago.
Les comédiens de l'Hôtel de Bourgogne, descendus aux enfers, obéissent encore à Valleran, et Tombre de Gaultier Garguille recommande à ses camarades vivants, lorsqu'ils se sentiront près « de ployer ou plier leurs quilles », « d'en envoyer un petit avis à notre maître Valleran. lequel, comme chef de la troupe, donnera ordre que nous ne soyons point surpris à vous rendre les honneurs et les devoirs que nous vous devons. » Chansons de Gaultier Garguille, p. 176.