‹ Le théatre français avant la période classiqueChapitre 43 sur 140 · a* partie, p · texte numérisé non relu

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4. T. II, p. 563. Même chiffre dans Dulaure, Histoire physique, civile et morale de Paris, t. V, p. 194.

époque, prend à peine le soin de changer les termes de Beauchamps : « Il était si pauvre qu'il n'avait pas le temps de mettre la dernière main à ses pièces. Il était réduit, pour avoir de quoi vivre, à composer six tragédies par an pour les comédiens qui l'avaient mis de part dans leurs représentations * . » Six tragédies par an (et les auteurs que nous venons de citer entendent par là six ouvrages dramatiques quelconques), voilà un chiffre qui n'a rien de vague et dont il paraît d'abord téméraire de douter ; mais si Hardy a fait de cinq à huit cents pièces, comme le dit Mouhy dans le même passage, pendant combien d'années a-t-il écrit ' ? Laissons de côté ces inventions et louons la réserve qu'observent ici les frères Parfait et le duc de La Vallière. Il contracta une société avec les comédiens, disent les auteurs de Y Histoire du Théâtre français, « et il s'engagea de leur fournir autant de pièces qu'ils en auraient besoin. Il remplit ses engagements jusqu'à sa mort ^ » .

Quelle fut, dans ces conditions, la production de cet entrepreneur dramatique ? Il ne saurait être inutile de le savoir pour apprécier l'état du théâtre.

La facilité de Hardy étonnait déjà les contemporains, qui la célébraient à l'envi. Théophile s'écrie, dans un élan de naïve admiration, que Hardy est

Goutumier de courre une plaine Qui s'étend' par tout l'univers, J'entends k composer des vers Trois milliers tout d'une haleine *.

I. Journal du théâtre fr., t. V, f» 368. Ce manuscrit a été achevé vers 1773. Voy. l'Avertissement que le chevalier de Mouhy a mis en tôle de son Abrégé de l'histoire du théâtre françois (t. I, et notamment p. ix).

a. Cf. de Léris, p. ôgS, qui semble avoir vu la difficulté, mais n'avoir su comment la résoudre.

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