‹ Le théatre français avant la période classique: (fin du XVIe et commencementChapitre 117 sur 130 · Facecieuscs Paradoxes, iv, Paradoxe sur laprison^l^t · texte numérisé non relu

Facecieuscs Paradoxes, iv, Paradoxe sur laprison^l^t

ACTEURS LES MOINS CONNUS DE i/HOTEL DE BOURGOGNE 3a5

A cheval dessus un tonneau.

Voilà pas un beau jouvenceau, Qui, le pot et le verre en main.

Se moque parbleu du chagrin * ?

Le docteur Mistanguet trace de son parent et bon ami Brusca m bille un autre portrait trop facétieux pour être toujours clair et exact : « Ce vénérable, ce preux, cet invincible, cet harmonieux, ce drôle, ce camarade, ce soldat, ce poltron, ce bouffon, ce cuisinier, ce gentilhomme, cet artisan, ce laboureur, ce docteur et ce grand et authentique porteur de lunettes », p. 5i ; — « ce père des drôles, Bru sca m bille », p. 54 ; — « Bruscambille est un peu larron et tient quasi de la nature de toutes sortes d'animaux », p. 56 ; — « d'elle il eut Bruscambille, ce vénérable et mirlifique docteur duquel on parle tant, qui a vécu quatre cents ans, dixhuit mois, sept jours, quatre heures et demie, un quart et trois minutes, en dormant avec un sphinx sous les tavernettes où son père l'avait emmailloté avec les feuilles des livres de la bibliothèque des sept sages de Grèce, d'où vient que les bandes de ses maillots lui ont laissé des marques de toutes sortes de sciences sur les fesses, et porte des lunettes à l'impossible et à l'impareille avec les yeux qu'il a plus pénétrants qu'un loup cervier, ni qu'un chat qui va de nuit » P. 57. (Abrégé de la généalogie du docteur et capitaine Bruscambille et de son parent et bon ami Mistanguet, dans les Plaisantes idées du sieur Mistanguet, docteur à la moderne, parent df Bruscambille*. Paris, i6i5, réimpression Gay, Genève, 1867, pet. in-12.)

Enfin, dans un prologue grotesque et un peu facétieux de l'amitié, qui fait partie des Pensées facétieuses de 1709 (p. a£5a5a), Bruscambille lui-même donne sur sa vie des renseignements qui seraient précieux, si nous les pouvions croire authen-

1. Tricotel, Variétés bibliographiques, Paris, Gay, i863, in-12. p. 36o.

2. Quel était ce Mistanguet ? Paul Lacroix, dans la notice du volume, p. v à xv, en lait un farceur en plein vent, ce qui est possible ; veut que ses plaisantes idées aient été débitées à Paris sur des tréteaux, ce qui est possible encore ; après quoi, il 1 identifie avec Guillot Gorju, sans aucune espèce de raison sérieuse. Cf. ci-dessus, chap. v, p. 218, n.

.» ••» If» 'Hfcttftl ftft4M.:U« O \>T LA PERIODE CLA^SIQl F

U»ju«», rnaii» tn irlerpolaliins abondent dans cette édition tardive

in — Jwx* Farine et Pierre Du Pot*

V ici «ur Jv«n Firme quelques textes curieux qui nous servi-

•>m»( i* hxk*+ *u%unYi»ti**a: « Si vous voulez que je m'en retourne

**j..-i»4. -t |u«* îi«4it Fjrtne ne m'accuse de vous avoir exhortés

* ».v » >* Af>>». ni il ne *ous dira que la vérité quand il men-

* ».:. • • s «.«<><?« Jt» Hrmscambille, p. 269. (Cf. Facecieuses

« .. . -». :*• 3-1» iô 7t.> — « Bacchus ne manquera point

* -»* «r *r v >ut>*in de «* bons disciples ; c'est un gros garçon.

>!.■•. ««*•»,«•« t«t«ou. umi comme Jean Farine. » Nouvelles et plai-

*% .. v „..^ ta .it'«t£ % p. \$* — Harangue funèbre en faveur

..» H.-ê*t « .,. .€*•#• y.inrte. lb*d.. p. 1 65- 168. —

• Hxte '♦ «c* n ?«i 4» naîas de Jean Farine, v > *» . ta «h** 'nota ie ib»ar neuf.* rine la mine, v» ****** .# *» -mH» « CV «os ! je te reçois *«»%4* ti« t vu4 «hum» comeiie* françoi*. »

■ v.» >«*» v. ••»»*» *» '• »• .. •!•• < i«- «v teitps* sat. IX. /e Débauché, . 1 » * .<-.*/♦ ./u;v <»c facétieuse* rencontres de

• •»..•. . ». « »:»...« t »..r«»»a <o* naistre (loyeusetez) sont >w.«» » i».n vu** 04 .!>>> rv^epemiissioBe et discrète personne m.» - v*»* *%tnttv *. v Mou faloc^sime et jovialiste Jean **,».. ..s , u* al >:kti^«tc\ et l^pproctitioa. signée Gros-Guiliw»v»s «. iu^^îki .touxutilc. c»>ii>luie ^tie celui-ci « a de son bon ,.*. « <%u..* i^uitc vuUcuiiie jeuie "HMi livre au père de sobriété,

1. vV »vu» voir juvore ^ur Brusearabîïle un petit article que v >msV,v «*,«*> 4 *{<r\m' Ut s ut.igues rvtna.ws yuin i8S6, p. <x >ov»> v i;r* ie i/ uscfitnôute ''aoutL^ze-

t A .u *>%*:*» lu Puits, Du put s. — Il se pourrait que le

>k^« vK. t*»i ;m«»oc tu emprunte 4 la comédie italienne, puisque

^<» « >»hUj aito Jes, rfa.d, de Callot, composée ver* i6j2.

fUvvtt* ^(xm».)»c i* ••!• -•M'i'it'/ia et f*:at Farina. Mais (*ian

r** *»*v ^»i j** \Mt cVapitt dansant. k guère ans

ACTEURS LES MOINS CONNUSSE l/lIOTEL PE BOURGOGNE 32/

Jean Farine est signalé comme faisant partie de l'Hôtel de Bourgogne : en 1612, dans les Fantaisies ; en 161 5, dans les JVouvelles et plaisantes imaginations, ainsi que dans \esFace~ cieimes Paradoxes ; en 1618, dans les Prédictions grotesques et récréatives du docteur Bruscam bille pour l'année 161 9 ÇChansons de Gaultier Garguille, p. 129) : en 1622, dans les Caquets de l'accouchée, p. 281; en 1626, dans les Exercices de ce temps, dont les pièces peuvent, d'ailleurs, avoir été composées à des dates antérieures; en i633 environ, dans les Débats et facecieuses rencontres de Gringalet et de Guillot Gorjeu. M. Fournel cite encore les Jeux de V Inconnu (Rouen, in-8. i635. p. i58).

C'est sans do\ite entre 16 10 et 161 2 que Jean Farine est entré

à l'Hôtel de Bourgogne, à moms que ce ne soit vers cette époque

qu'un acteur de 1 Hôtel, nommé Pierre du Puy, ait été décoré de

ce surnom. En effet, le Prologue facétieux sur un plaidoyer

renferme ce passage dans l'édition de 16 10 : « Je ne laisserai, en

attendant que Pierre du Puy sera attaché, et qu'il aura pris ses

pantoufles pour aller chercher dans le jardin de ses imaginations

toutes sortes de menues herbes propres à réveiller l'esprit, de vous

entretenir... » f. 33 r©. (Prologues de 1G18, i4.) Et voici ce que

devient ce passage dans les éditions suivantes : « Je ne laisserai,

en attendant que Jean Farine aura trouvé dans le jardin de ses

fc imaginations toutes sortes de menues herbes... » (Fantaisies,

p. 67; Œuvres de 1619, p. 72.)

Il est encore parlé de Pierre du Puy dans les Facecieuses Paradoxes, et, cette fois, il ne semble pas que ce soit là un nom d'acteur : « Certain livre composé par misérable et indiscrète personne, maître Pierre du Puy, archifol en robe longue et grand maître de ses imaginations ». f° 27 ; « trois grands fols, Diogène, Pierre du Puy et moi », f° 43. Dans la Harangue de Midas, Bruscambille se donne ce nom à lui-même : « Je serais prou content, si je pouvais toujours être à l'abri de la folio (c'est-à-dire protégé par mon renom de folie); et quand j'aurais tué, pillé, massacré, — ayez pitié, dirait le monde, de ce pauvre Pierre du Puys. qui ne fut jamais sage et n'a point encore envie de l'être. » On trouve ce même nom en tête d'une plaquette de 161 4 - La Remonstrance de Pierre du puits sur le resveil de maistre Guillaume...

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