LES THEATRES DE PARIS DE 1 5^8 A
menait quelquefois, dit-il, lorsque cette fameuse comédienne, appelée Laporte, montait encore sur le théâtre, et qu'elle se faisait admirer de tout le monde avec Valleran, et que Perrine et Gaultier étaient des originaux qu'on n'a jamais depuis su imiter. »
Marie Venier, femme du comédien Laporte, ayant joué en 1610 — comme nous le verrons plus loin — sur ce qu'on veut bien appeler le théâtre du Marais, on en conclut qu'elle y jouait encore en 16 16, que Valleran appartenait aussi au Marais, et qu'il n'a plus cessé de lui appartenir. Conclusions, dont les dernières sont évidemment forcées, et dont la première même est fausse, car Mademoiselle Laporte a suivi son mari dans ses pérégrinations, et celui-ci était déjà revenu à l'Hôtel de Bourgogne en 161 a *. Il y avait rejoint son ancien camarade Valleran, et tout fait supposer qu'ils ne se sont plus quittés. Bien compris, le passage de Marofles montre, en effet, que Laporte et sa femme étaient à l'Hôtel de Bourgogne en 16 16 ; ils y étaient encore le 1 8 janvier 1 619, date où « Jacques Mabille, comédien du roi », faisant baptiser sa fille Marie, prenait pour marraine c Marie Venière (sic), femme de noble homme Mathieu leFebvre, comédien du Roi. » Enfin, Laporte mourut peu après, et Marie Venier se retira du théâtre, puisqu'on la voit, en 1627, mariée en secondes noces à un avocat au Parlement, Jean Rémond *.
Les deux noms de Valleran et de Laporte sont volontiers associés par les acteurs qui, après eux, jouaient sur la scène de l'Hôtel de Bourgogne, et l'ombre de Gaultier Garguille, apparaissant au Gros Guillaume en i634. lui parle à plusieurs reprises de « nos défunts et anciens prédécesseurs Valleran, Laporte », de « nos anciens maîtres