Tallemant, t. VII, p
l'avaient surtout remarqué dans la farce, et l'on trouve ■accolées à son nom les épithètes de bouffon et de bateleur * .
« Il avait avec lui un nommé Vautray, que Mondory a vu encore et dont il faisait grand cas. » Ainsi s«xprime Tallemant, avant de nommer Gros-Guillaume, Gaultier Garguille et Turlupin. On en doit sans doute conclure que Yalleran est venu à Paris avec Vautray, ou du moins que les débuts de celui-ci remontent beaucoup plus haut que les autres documents ne le feraient croire : peut-être le Page disgracié nous le signale-t-il en 1610, mais c'est en 161 3 seulement que François Vautray est nommé dans Y Inventaire des titres de l'Hôtel de Bourgogne ; il y paraît encore en 1620. Lui aussi était surtout regardé comme un bouffon 2 ; mais Mondory, qui ce n'a jamais joué à la farce 3 », se plaçait certainement à un autre point de vue pour le juger.
Le nom de Mathieu Lefebvre, dit Laporte, est souvent associé à celui de Valleran, dont il partage la réputation. Ce v bateleur » se montre à nous pour la première fois en 1607 ï en I 6i9« il jouait encore; en 1627, il était mort 4 , et sa femme, remariée, avait abandonné le théâtre.
1. Le Songe arrivé à un homme d'importance, i634 {Chansons de Gault. Garg-, p. ao3), nomme ensemble « ces fameux Angoulevents, Vallerans ».
2. Rectifions, à ce propos, une légère erreur d'Ed. Fournier. Comme il lisait dans les Contre-veritez de la Court, avec le Dragon à trois testes, 1620 {Variétés, t. IV, p. 337),
Que Théophile va tout droit en Paradis
Le président Du Vair est marchand de pourceaux; Vautray est chancelier, Marais garde des sceaux,
Éd. Fournier a écrit en note : « Nous ne savons quel est ce Vautray. Il faut peut-être lire Vautier... Il était alors médecin de la reine mère. » On voit qu'il faut bien lire Vautray ; le bateleur de l'Hôtel de Bourgogne est parfaitement à sa place à côté du bouffon du roi. (Voy. sur Marais, Tallemant, t I, passim.) Au lieu de Vautray, on trouve aussi dans les textes Veau t rai, Vautret, quelquefois même Vantret, par suite d'une coquille sans doute.