‹ Le théatre français avant la période classique: (fin du XVIe et commencementChapitre 77 sur 130 · LES REPRESENTATIONS I · texte numérisé non relu

LES REPRESENTATIONS I

d'encourir une amende pour avoir fini trop tard, obligeassent enfin à commencer * .

Nous avons prononcé le mot d'affiches ; c'était par les affiches en effet qu'étaient convoqués les spectateurs. Mais, si l'invention n'en était pas tout à faite récente 2 , l'emploi du moins en était coûteux, et peut-être Valleran n'en avait-il pas toujours usé. Lui aussi avait sans doute agi à la façon des Confrères, « allant appeler le monde au son du tambour jusqu'au carrefour de Saint-Eustache 3 », ou à la façon des comédiens nomades, faisant visiter toutes les rues, comme s'il s'agissait de faire la patrouille, par un tambour et un arlequin 4 . Les affiches n'avaient pas supprimé d'un seul coup ces vieux usages ' ; mais peu à peu ils disparurent, et les affiches restèrent seules chargées

1. C'est contre cette pratique que s'était élevée l'ordonnance du 13 novembre 1609, en enjoignant aux comédiens « de commencer précisément avec telles personnes qu'il y aura à deux heures après-midi ». Dans la Comédie des comédiens de Scudéry, actel, se. iv, p. i5, les comédiens attendent des spectateurs de bonne volonté, « bien que cinq heures aient sonné.... et bien qu'ils aient accoutumé ailleurs d'avoir achevé à cette heure ». Ajoutons que les spectateurs ne vinrent pas.

2. En i556, une troupe ambulante qui représentait à Amiens, annonçait ses représentations par des affiches. (Petit de Julleville, les Mystères, t. I, p. 36o.) — * En- Espagne aussi, les affiches avaient été employées dès le xvi« siècle. (Damas - H in a rd, § a, P i32g.)

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