‹ Le théâtreChapitre 15 sur 88 · DANIEL · texte numérisé non relu

DANIEL

C'est à vous, juifs, que je m'adresse.

Qui vers Dieu êtes trop félons.

Des saints quand viendra le plus grand.

Vous éprouverez grands malheurs.

Lors cessera votre onction,

Et n'aurez droit de réclamer.

C'est Christ que a le saint » signifie,

Et ceux qui par lui auront vie.

Pour son peuple viendra sur terre ;

Vos geas lui feront grande guerre, Ils le mettront à passion :

Pour ce perdront leur onction.

Evêque n'auront plus, ni roi.

Mais périra par eux leur loi.

« Après Daniel, viendra Abacuc, en vieillard. Lorsqu'il commencera sa prophétie, il lèvera les mains du côté de Téglise, en simulant l'admiration et la crainte. Il dira : Dominey audivi^ etc.

ABACUC

De Dieu j'ai ouï la nouvelle, Tout en ai trouble la cervelle.

J'ai si bien regardé cette œuvre, Que grande peur m'ouvre le cœur.

Entre deux bêtes sera vu.

Et reconnu par tout le monde.

Celui dont tant je m'émerveille Sera montré par une étoile ; Pâtres le trouveront en crèche.

Qui sera faite en pierre sèche. Où bêtes mangeront le foin ; Par rayons se révélera.

L'étoile amènera les rois, Offrande apporteront tous trois.

« Alors entrera Jérémie, portant à la main un rouleau de papier, et il dira : Audite verbum^ etc., et en montrant les portes deTéglise : Hœc dicitDomi" nus^ etc.

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