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celui-ci a connu Anna Kingsford, mais elle peut bien, en tout cas, être rangée à quelques égards parmi les précurseurs de l'intuilionnisme contemporain. Ce qui est curieux aussi à signaler chez elle, ce sont les rapports de l'intuilionnisme et du féminisme, et, d'ailleurs, nous ne croyons pas que ce soit là un cas isolé ; il y a, entre le mouvement féministe et divers autres courants de la mentalité actuelle, des relations dont l'étude ne serait pas dépourvue d'intérêt; du reste, nous aurons à reparler du féminisme à propos du rôle maçonnique de M""' Besant.

Malgré l'affirmation d'Anna Kingsford, nous ne croyons pas que l'intuition, nous dirions plutôt l'imagination, ait été sa seule « source d'information y>, bien qu'on doive certainement à l'exercice de celte faculté les assertions fantaisistes dont nous avons donné quelques exemples. Il y a tout au moins, au point de départ, des éléments empruntés à différentes doctrines, surtout à la kabbale et à l'hermétisme, elles rapprochements qui sont indiquésçàetlà témoignent à cet égard de connaissances qui, pour être assez superficielles, existent cependant. En outre, Anna Kingsford avait certaine ment étudié les théosophes au sens propre du mol. notamment Bœhme et Swedenborg ; c est là surtout ce qu'elle avait de commun avec la duchesse de Pomar, et il y avait plus de théosophie chez toutes deux, bien qu'elley fûtencore assez mêlée, que chez M'"^ Blavalsky et ses successeurs. Pour ce qui est de la duchesse de Pomar, comme c'est surtout en France qu'elle développa son « Christianisme ésotérique », et comme d'ailleurs sa personnalité en vaut la peine, nous pensons qu'il sera bon de lui consacrer un chapitre spécial.

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